Les écrits de mon journal

J'ai toujours été très responsable de mes animaux. Mes parents n'ont jamais eu... (Photo Le Progrès-dimanche, Mélissa Viau)

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Mélissa Viau
Le Quotidien

J'ai toujours été très responsable de mes animaux. Mes parents n'ont jamais eu besoin de me dire de m'occuper de mes hamsters. Par contre, ils m'ont déjà aidé à les retrouver alors qu'ils étaient en fugue dans la maison !

À neuf ans, j'étais tellement mauvaise perdante que c'était même désagréable pour les autres. Je me mettais à bouder et à pleurer. Je me souviens combien j'essayais de me contrôler, mais c'était plus fort que moi. Et que dire des concours, mettant en valeur mes talents en dessin... J'ai participé à un seul et unique concours et je me souviens encore de ma déception de ne pas avoir gagné. Quand je regarde des émissions comme La Voix junior ou l'émission culinaire La Relève, je me replonge à cet âge et je me dis que j'aurais difficilement encaissé un échec aussi intense que vivent ces enfants. 

Ma mère a travaillé dur pour me faire tenir debout devant les échecs. Pour y arriver, elle utilisait son humour en dédramatisant la situation. Des fois ça m'insultait encore plus. Elle n'a jamais réellement triché. C'était pour rire et moi je prenais ça tellement trop au sérieux. La pire punition que ma mère pouvait me faire, c'était de m'enlever du jeu pour continuer de jouer avec ma soeur. 

Si vous avez hâte de savoir quand je vais apprendre l'utilité du point, prenez votre mal en patience... Ça arrive juste dans mon journal de sixième année ! Finalement, c'est donc bien dur écrire le mot « chocolat » !

Le papier à lettres est devenu rare

Je vous annonce que le papier à lettres est devenu une rareté ! J'ai découvert ça en essayant d'en trouver pour faire vivre les joies de la correspondance par la poste à une fillette de cinq ans. Cette même petite fille, à qui j'avais offert la musique issue de la populaire émission Soirée canadienne, est soudée à son folklore depuis qu'elle a huit mois. 

C'est fini le temps où l'on écrivait une lettre d'amour à la lueur de notre lampe de chevet. Fini le temps de la boîte secrète contenant toutes nos lettres et nos numéros de téléphone griffonnés sur des bouts de papier déchirés dans notre agenda.

J'ai déjà eu une collection de papiers à lettres quand j'étais petite. De toutes les couleurs, de toutes les grandeurs et avec les enveloppes assorties. Il y avait même des feuilles qui sentaient bon. Quand j'étais au secondaire, on s'écrivait des lettres entre amies sur des feuilles lignées bien normales parce qu'on ne voulait pas sacrifier notre beau papier... des fois que notre lettre ne se rendrait pas à destination. Notre moyen de livraison n'était pas au poil. On se disait à quel pupitre s'asseoir dans une classe pour trouver la lettre cachée en dessous. C'était surtout une affaire de filles, avec des niaiseries et des potins ! Quand je suis déménagée de Beauharnois au Saguenay, les lettres se sont accumulées. J'en ai gardé beaucoup contrairement à mes conversations par textos que j'efface régulièrement. 

En effet, aujourd'hui on envoie des textos, des courriels et des cartes virtuelles. Quand on ne veut plus avoir de nouvelles de quelqu'un, on supprime la conversation et on bloque la personne. Les lettres restent. On peut toujours finir par les jeter dans le bac de récupération, mais on peut aussi les relire. Ces souvenirs écrits laissent notre mémoire active. C'est tellement agréable de recevoir une lettre ou une carte par la poste. 

Je me souviens, au primaire, quand j'ai commencé à écrire, mon enseignante nous faisait correspondre avec nos proches. J'ai déjà correspondu avec mon grand-papa Claude pour lui dire d'arrêter de fumer ! J'imagine sa face de fumeur endurci en recevant ma lettre qui disait que, du haut de mes sept ans, je me souciais de sa santé... 

Correspondre par courrier

Quel enfant a déjà reçu du courrier par la poste ? Je vous suggère de relancer le papier à lettres, quitte à vous en fabriquer vous-mêmes, en correspondant avec un de vos proches. Voici une bonne idée d'activité intergénérationnelle à faire en classe tout en mettant en pratique les notions académiques.

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