Dans la peau d'un TDAH

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Mélissa Viau
Le Quotidien

CHRONIQUE / Alexandre Tremblay a un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Comme bien des gens, Facebook est devenu son confident et une façon pour lui de libérer ses états d'âme.

« Parfois, je perds le contact avec mon corps. Je perds aussi le contact avec ma tête. Je suis un excessif, un vrai TDAH », écrit le jeune internaute dans la vingtaine.

La semaine passée, le temps d'une journée, il a quitté sa ville sur un coup de tête, sans avertir personne. « J'étais perdu, j'avais perdu mes repères », confie Alexandre à ses amis FB. Cette soirée-là, il n'avait plus d'amis. Il se sentait seul. Il pleurait, criait et suait comme un athlète en pleine performance. N'ayant plus le contrôle de sa propre tête, il ne se sentait plus lui-même. « Je me sentais comme un pantin », ajoute-t-il.

Dans ces moments-là, les pensées noires se bousculent. L'assurance qu'il dégage n'est pas réellement ce qu'il ressent. Il manque de confiance en lui et se trouve souvent laid.

« J'ai peur de la nuit. J'ai peur du jour, mais j'avance. J'ai un travail que j'aime et que parfois je déteste. Quand je suis Alexandre, j'adore travailler pour cette compagnie. Je m'investis à fond, je suis à l'écoute de mes clients et je m'organise pour garder l'harmonie. Quand je suis hors de moi, je déteste mon travail. Je suis négatif, je suis bête et je m'organise pour me mettre un million de choses sur les épaules », peut-on lire sur sa page FB. Il ne peut pas s'excuser à ses collègues et clients les jours où il ne sent pas la force de leur répondre en disant simplement qu'il a un problème avec sa personnalité. « Je ferais tellement rire de moi », suppose-t-il.

C'est pourquoi, tous les jours, Alexandre doit apprendre à vivre avec ses différences et ses choix. Pourtant, il stipule que personne ne devrait être gêné d'avoir quelque chose qui est hors de son contrôle. « Il faut accepter qu'on a un problème et surtout, accepter l'aide qui nous est offerte », précise-t-il.

Au fond de lui, il est persuadé que son combat en vaut la peine et que la vie est trop courte pour ne pas en profiter. « Je ne veux pas d'une vie parfaite, je veux une vie heureuse », conclut Alexandre, sachant très bien que le bonheur est en nous.

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