Des éducateurs canins outrés par des jeunes ambitieux

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Mélissa Viau
Le Quotidien

L'éducation canine, équine et féline connaît un engouement au Québec. Il est possible de suivre des formations rapidement et créer son emploi comme spécialiste en comportement animal ou intervenant en zoothérapie. Comme dans tous les domaines, les jeunes qui sortent de l'école, avec leurs nouvelles visions, sont souvent dérangeants.

Cette vague de popularité soulève l'indignation de certains éducateurs ou entraîneurs de chiens et de chevaux. Ils se disent outrés de voir tant de personnes s'improviser dans leur monde. Ce n'est pourtant pas la première fois qu'un métier a la cote!

Mais à quoi bon se fâcher? C'est le client qui a toujours raison. C'est lui qui choisira. L'étudiant qui sort de l'école, avec sa vision et son originalité, dérangera le confort des vieux de la veille. C'est parfait parce qu'on dit que la concurrence aide à devenir meilleur.

Expérience à gagner

Mais ce n'est pas parce que Star Académie forme des dizaines de chanteurs qu'ils deviendront tous des chanteurs. Le danseur qui sort de l'école ne dansera pas automatiquement sur Broadway! Comme pour toute formation, quand on vous fait miroiter que vous deviendrez des travailleurs autonomes débordés en sortant de l'école, c'est souvent faux.

Ça prend de l'expérience. Il faut gagner la confiance des clients. La coiffeuse, le dresseur ou le mécanicien qui sort de l'école et qui veut se lancer à son compte devra, au début, compter sur ses amis, sa famille et ses voisins pour lui laisser une chance de prendre en main leur tête, l'éducation de leur animal ou leur voiture. Peut-être aussi qu'il réussira à détrôner le doyen du village qui tenait ses connaissances pour acquises.

Quand on se part en affaires on doit être habile socialement, être sympathique, vendeur, avoir confiance en soi et sans cesse continuer de vouloir apprendre. Certains devront s'ajuster et finalement trouver des alternatives plus lucratives comme se joindre à une personne plus expérimentée...

Mais à quoi bon se braquer en voyant des étudiants sortir d'une formation de quelques semaines et se dire spécialistes?

Laissons-les déborder d'ambitions et distribuer leurs brochures en portant leur chandail lettré au nom de leur entreprise.

Les clients choisiront. Et s'ils sont incompétents, ou qu'ils n'arrivent pas à payer leurs factures, ils se recycleront discrètement en autre chose.

Plusieurs jeux banalisent les interventions permettant d'atteindre des... (Photo courtoisie) - image 2.0

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Plusieurs jeux banalisent les interventions permettant d'atteindre des standards de beauté irréalistes.

Photo courtoisie

«Il faut souffrir pour être belle»

Vous avez sans doute déjà entendu cette expression «il faut souffrir pour être belle», souvent dite en riant quand votre mère vous brossait les cheveux! Plus on vieillit, plus cette expression prend du sens.

On finit par le comprendre réellement quand on se coupe en se rasant ou quand on va chez l'esthéticienne. Imaginez quand on tombe dans les modifications corporelles telles que les tatouages, les augmentations mammaires, les déridages, etc. C'est une réalité bien palpable surtout quand on croise une madame d'un certain âge dont les traits du visage semblent figés.

Nos tablettes offrent maintenant des façons d'initier les enfants à ce genre de pratiques. Des applications attirantes de princesses en détresse qui demandent l'aide d'aiguilles et d'opérations pour les aider à devenir belles sont disponibles. Des jeux qui banalisent les interventions permettant d'atteindre des standards de beauté irréalistes.

Des enfants s'amusent à pratiquer des chirurgies, des implantations de prothèses, des infiltrations de botox et des traitements au laser. Plus ils avancent dans les différents tableaux, plus les interventions sont grosses et plus leurs comptes en banque augmentent. Je classerais ce type d'application dans la case à proscrire...

Drôles de réflexions

« Un élève de maternelle m'a déjà dit que sa veste était en motton ouaté. »

Véronique Plourde

Ma petite-fille Alysson, dix ans, revient de l'Expo agricole et me montre son collier :

Alysson : Regarde grand-mère mon beau collier. Tu le trouves-tu beau ?

Moi : Oui, il est très joli avec un beau coeur rouge. Tu l'as payé combien ?

Alysson : Zéro sous. Le kiosque le vendait gratis. C'est ça qui est chouette.

Lyse Tremblay

On est en voiture vers la maison et ma fille Noémie me demande pourquoi je prends un chemin inhabituel. Je lui dis le dicton qu'il n'y a pas qu'un chemin qu'y mène à Rome. Elle me dit tout bonnement « Hein, on va à Rome ? »

Brendaly Verville

Maman dit à Léo Pelletier deux ans et demi que son petit frère Alphonse irait à la garderie avec lui après l'été. Léo répond : « Après le thé à Papi ? »

Guylaine Tremblay

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