Les stéréotypes de la génération Z

Amélie Poirier avoue être née connectée! Les selfies... (Photo courtoisie)

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Amélie Poirier avoue être née connectée! Les selfies font partie de sa vie.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

«Ceux qui, comme moi, sont nés entre 1995 et 2015 font partie de la génération Z. Nous recevons beaucoup de critiques sur notre génération venant de celles qui la précèdent.

Le principal stéréotype, associé aux jeunes de 21 ans et moins, est à l'égard de l'utilisation que nous faisons des technologies, comme le téléphone cellulaire et les ordinateurs. Ayant constamment accès à tous ces appareils, il est facile de croire que nous ne nous préoccupons que du monde virtuel. Tout d'abord, il faut comprendre que nous sommes nés connectés.

Nous sommes nés avec un accès direct à tout ce qui se passe autour de nous et avons naturellement développé une immense facilité à accéder à ces informations. Pourtant, même si tous ces outils technologiques nous distraient, ils nous apportent beaucoup plus que la dissipation. Ces cellulaires et ordinateurs nous permettent d'être plus brillants et plus instruits. Grâce à internet, l'information nous est transmise directement. À travers les sites plus ou moins utiles que nous consultons, la majorité d'entre nous écoute des vidéos qui contiennent une quantité phénoménale de renseignements scientifiques, historiques et même culturels. Nous, les membres de la génération Z, les utilisons depuis un si jeune âge que nous sommes pratiquement apparentés avec ces technologies. Notre distraction ne nous coupe pas du monde; elle nous offre la connaissance qui fait de nous des jeunes informés.

Je crois que les gens oublient à quel point la génération Z est une génération fondamentalement multiculturelle. Avec la hausse de l'immigration en région, nous trouvons naturelle la mixité des races puisque nous l'avons toujours connue. Cette diversité se retrouve d'ailleurs dans nos classes, il est donc facile pour nous de devenir plus ouverts d'esprit vis-à-vis ces différences. Notre facilité à communiquer via Internet est une autre raison qui fait de nous des jeunes près d'autres cultures et d'autres populations.

Effectivement, grâce à Internet, il est plus que facile de communiquer avec des adolescents qui habitent loin de nous. De plus, la liberté d'expression est inscrite au coeur même de notre génération. Dans notre esprit, il n'est pas question de rejeter ceux qui sont différents ou qui ont des idées qui ne sont pas comme les nôtres, qu'il soit question de leur sexualité, de la couleur de leur peau, de leur religion... Ces sujets ne sont plus tabous en 2016. Cela fait de nous des jeunes non pas indifférents, mais ouverts d'esprits et attentifs à toutes les différences qui nous entourent.

Bien entendu, un des stéréotypes associés à nous, les Z, est que nous passons des journées compètes sur nos téléphones ou sur nos consoles de jeux à ne rien faire. Selon moi, les quelques moments de paresse que nous nous accordons, comme pour toutes les tranches d'âge, sont plus que normaux. Plusieurs jeunes commencent à travailler à 16 ou même 15 ans tout en participant à plusieurs activités. Si je prends mon agenda à titre d'exemple, cette année seulement, j'ai participé au show-mode, j'ai fait partie de deux équipes sportives qui viennent avec de nombreux tournois, j'ai entraîné une équipe de l'école, je me suis impliquée pleinement dans le journal le Gravillon et, bien entendu, j'ai rempli mes obligations d'élève à temps plein.

Pour mener à bien ce mode de vie, il est nécessaire d'acquérir une très grande discipline. Je ne suis pas la seule dans cette situation. Cette qualité d'organisation fait partie de la vie de plusieurs jeunes appartenant à la génération Z. Pour toutes ces raisons, je crois que la génération Z mérite plutôt une main d'applaudissements, une dose d'encouragements et puis, surtout, un vote de confiance. Nous sommes le futur et, pour la suite des choses, nous méritons des regards de fierté.»

Amélie Poirier, école secondaire Charles-Gravel

Les générations se critiquent

D'une génération à l'autre, certaines différences font réagir. Aujourd'hui, les communications ont changé. C'est fini le temps où on gardait précieusement nos lettres d'amour dans une boîte au fond d'une armoire. Maintenant, nos souvenirs tiennent dans un téléphone.

Encore aujourd'hui, qui n'a jamais entendu cette fameuse phrase qui semble drôlement bien traverser les époques: «Moi, dans mon temps...». Tout le monde croit l'avoir eu moins facile. Chaque génération, qui observe les autres, est spécialiste en analyse critique.

Le vent de changements, qui arrive avec les nouvelles générations, ne veut quand même pas dire d'oublier le passé. Un retour aux sources est parfois essentiel pour comprendre le présent et mieux envisager l'avenir. On n'a qu'à penser à notre alimentation. Plusieurs souhaitent se rapprocher de l'agriculture dans leur cour en y intégrant légumes et volailles. Ce qui jadis faisait partie de la normalité.

Que ce soit devant la boîte aux lettres ou les yeux rivés sur un écran, d'une époque à l'autre, plusieurs auront perdu leur temps à attendre un message dans l'espoir de changer leur vie. Pourtant, le secret, d'une génération à l'autre, c'est de ne compter sur personne d'autre que soi-même pour aimer sa vie.

Amélie Poirier a décidé de faire la lumière sur les stéréotypes qui planent sur sa génération. L'intégrale de son éditorial se trouve dans le journal étudiant de l'école secondaire Charles-Gravel, le Gravillon, édition de juin 2016.

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