Un groupe de référence pour troubles d'apprentissage

Marie-Line Duchesne a créé des insectes pour dynamiser... (Photo courtoisie)

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Marie-Line Duchesne a créé des insectes pour dynamiser sa conférence sur la dyslexie et expliquer comment se sent une personne ayant un trouble d'apprentissage.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

Il y a deux ans, des passionnés ayant à coeur l'apprentissage des enfants se sont réunis pour mettre sur pieds le groupe de référence Troubles d'apprentissage Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le noyau de 12 personnes est formé de parents, d'orthophoniste, d'enseignants et d'orthopédagogue bénévoles.

Près de 235 personnes font partie de ce groupe Facebook dans l'espoir de recevoir des outils pour aider leur enfant et s'aider soi-même, car ces troubles sont héréditaires. Le 8 mai dernier, Troubles d'apprentissage Saguenay-Lac-Saint-Jean offrait une dynamique conférence présentée par Marie-Line Duchesne, orthopédagogue et bénévole du groupe, qui souhaitait démystifier la dyslexie. « J'ai monté cette conférence selon mes expériences et la réalité de ma clientèle, dont le tiers a un trouble d'apprentissage », précise madame Marie-Line. 

Si Marie-Line souhaite tant informer la population, c'est aussi dans le but de rejoindre les enseignants qui ont des élèves avec un diagnostic de dyslexie et les aider à comprendre. « Un retard, ça se rattrape, mais un trouble, ça ne se guérit pas. C'est un peu comme la personne sans ses lunettes, elle ne verra pas mieux même si on s'acharne », poursuit la passionnée orthopédagogue. 

La dyslexie

La personne dyslexique n'a pas de problème en mathématique et elle n'a aucun problème intellectuel. C'est en lecture et en écriture qu'elle vit des échecs. C'est un peu comme si le chemin entre l'image du mot et la lecture par le son était brisé. 

Plusieurs chefs d'entreprises sont dyslexiques, car ces personnes apprennent très tôt à gérer les échecs et à redoubler d'efforts. Elles sont très créatives, elles ont de la facilité à communiquer et deviennent douées pour trouver des solutions. 

Aujourd'hui, il y a des outils pour aider ces personnes à cheminer plus facilement au niveau scolaire, notamment en leur permettant de travailler avec un ordinateur qui les aide à décoder une police de caractère toujours pareille. « Ce ne sont pas des privilèges quand on leur laisse plus de temps pour faire un travail, c'est être juste, comme celui qui a besoin de lunettes », conclut Marie-Line Duchesne.

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