Quand le rock ne rime plus avec drogue et boisson

CHRONIQUE / Un musicien m'a déjà fait la morale en disant que, pour être un... (Photo 123RF)

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Mélissa Viau
Le Quotidien

CHRONIQUE / Un musicien m'a déjà fait la morale en disant que, pour être un vrai rocker, il fallait boire, se droguer et se péter la face comme il faut. Il crachait sur les artistes qui étaient trop sobres en disant que ce n'était pas des vrais. Sachant que plusieurs gardent des séquelles de cette débauche, une prise de conscience s'impose.

Pendant le temps des Fêtes je suis allée voir un défoulant show de bon vieux rock québécois. C'est une de mes amies qui m'avait entraînée dans cette belle soirée. Parmi les spectateurs privilégiés, en avant-scène, on retrouvait le fan-club du rocker composé de motards arborant fièrement la veste de cuir munie de leur écusson. Ils buvaient à même les pichets en contemplant leurs mesdames pas trop habillées qui se trémoussaient les bourrelets avec aisance! Dès le premier accord de guitare, le party a levé. Certains des musiciens ont mené la soirée vers un succès, et ce, même s'ils étaient à jeun.

Après le spectacle, croisant un des membres du groupe que j'avais connu lors d'un voyage, il nous invita, mon amie et moi, à les accompagner dans un bar cigare, bien tranquille. Ce n'était pas la première fois que j'entendais des musiciens jaser de cette vie de débauche qui rend tout éphémère, y compris l'amour. ''J'ai une femme que j'aime, des enfants et je veux garder ça. Je ne veux plus tout perdre pour une histoire de brosse'', m'avait confié le guitariste du groupe quelques années auparavant. Un autre membre a suivi cet exemple et a cessé de boire depuis quelques mois. ''Je suis tellement bien quand je me lève le matin, en pleine forme'', me précise le claviériste. À la technique aussi, sur cette équipe, certains ont arrêté de boire afin de préserver leur santé dans ce mode de vie nocturne trop souvent malsain.

Les gens avec qui on peut finir la soirée, en jasant de choses cohérentes, sont plus inspirants et attirants. S'handicaper la vie volontairement, ne plus être en moyen de ce que l'on pense, de ce que l'on dit et de se que l'on fait, je ne crois pas que ce soit très rocker.

Au fond, pour vivre intensément, n'est-il pas mieux de garder le plein contrôle de sa vie et de la savourer lucidement? À moins qu'on ne l'aime pas! Moi j'adore ma vie et je n'ai pas envie de la voir embrouillée.

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