La lettre de Tara

Du début à la fin, Marie Gendron n'a... (Photo courtoisie)

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Du début à la fin, Marie Gendron n'a jamais perdu confiance envers sa clinique vétérinaire qui avait à coeur la santé de sa chienne Tara.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

«La première fois que mes maîtres m'ont amenée à l'Hôpital vétérinaire du Boisé de Chicoutimi, j'avais dix semaines. Cet après-midi-là, on m'avait tellement bien accueillie que j'étais certaine d'être la plus belle petite chienne Saint-Bernard de la Terre.

Toutefois, pendant que j'attendais bien sagement dans la salle d'attente et que j'observais les allées et venues de mes congénères, je me suis vite rendu compte que tous les chiens, petits et gros, jeunes et vieux, faibles et forts, étaient accueillis avec les mêmes égards...

Quelques mois plus tard, j'ai dû subir une hystérectomie. Toute l'équipe a pris soin de moi comme si j'étais leur seule et unique patiente... Et puis un jour, comme je présentais une pathologie un peu rare à un oeil, le vétérinaire a offert à mes maîtres la possibilité d'aller me faire à Québec opérer par «un ophtalmologiste pour les chiens». Il n'en était pas question. Mes maîtres tenaient aussi à ce que l'opération se passe à notre clinique habituelle. Nous avions pleinement confiance en eux et ce fut un succès!

Régulièrement, je recevais une carte à la maison m'avertissant que je devais me présenter pour recevoir mes vaccins. J'aimais bien renouer contact avec la formidable équipe. J'en profitais pour faire mon tour dans la boutique et revoir la belle Catherine, excellente conseillère en nutrition. Faut dire que j'avais aussi quelques caprices culinaires...

Tout dernièrement, et fort malheureusement, j'ai été foudroyée par une maladie très rare. J'ai flairé que la mort allait bientôt m'atteindre. Mes maîtres ont dû accepter que je devais partir. Ils voyaient que je n'avais plus de qualité de vie. Je crois qu'ils ont compris que ce n'était pas ma vie qu'ils prolongeaient, mais plutôt mon agonie. Ils étaient constamment au bord des larmes.

Dimanche dernier, quand nous sommes arrivés à la clinique, on nous a amenés tous les trois dans une petite pièce où la lumière était tamisée, deux fauteuils confortables avaient été installés, et une grande couverture était étendue près des fauteuils. Une technicienne est venue nous expliquer le déroulement des événements. Elle a souhaité bon courage à mes maîtres qui en avaient bien besoin. La vétérinaire a été très douce envers moi et je me suis endormie pour toujours.

Je tiens à dire un immense merci à cette formidable équipe composée de vétérinaires, de réceptionnistes et de technicien (ne) s sensibles. Ma vie a été courte mais elle a valu la peine d'être vécue.»

Tara (Marie Gendron)

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