Des lévriers en attente de familles

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Sophie Richard adore les lévriers. La voici en compagnie de son petit lévrier italien Newton et Camo, un lévrier de course retiré des pistes en 2013 alors qu'il avait quatre ans.

(Photo Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau)

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Mélissa Viau
Le Quotidien

Ils sont intelligents, pantouflards, leur race est forte et ils ne jappent pas. Voici une description qui va à l'encontre de tous les préjugés véhiculés face au grand lévrier (greyhound).

En 2002, Sophie Richard accueillait son premier lévrier retraité des courses grâce à l'organisme SOS Lévrier. Elle a ensuite adopté Billy et, en 2013, c'est Camo qu'elle sauvait avec l'organisme T-legs. «Je suis en amour avec les lévriers. Ce sont des chiens calmes. Ils sont parfaits pour la vie d'appartement», précise Sophie. Depuis ce temps, elle se fait un plaisir de promouvoir cette race et les organismes qui sauvent des chiens. Les gens pensent à tort que le lévrier a besoin de beaucoup d'exercice, mais c'est faux.

Une douzaine de familles du Saguenay ont présentement des lévriers retraités des courses. Quand on les retire, ils ont en moyenne quatre ans. Ils ont une espérance de vie de 14 ans, mais certains dépassent largement la moyenne. Leur seul défaut, c'est qu'ils doivent être tenus en laisse ou gardés sur un terrain clôturé, car ils courent sans revenir. Sachant que le lévrier peut atteindre une vitesse maximale de 72 kilomètres/heure, il est difficile à rattraper. Ils sont très sociables et aiment la compagnie des autres chiens. «Au parc à chiens, Camo joue même au modérateur en séparant les chiens qui se chicanent», poursuit l'heureuse propriétaire de lévriers.

Même si les courses de lévriers sont en baisse, tout comme les jeux du hasard en général, il y a encore des milliers de chiens de course qui sont euthanasiés annuellement aux États-Unis. C'est pourquoi, ces dernières années, la Floride a passé de 22 à 12 pistes de course. Plusieurs défenseurs d'animaux s'opposent aussi aux conditions de vie de ces chiens gardés en chenil.

Races pures

Si vous aimez les races pures, vous serez servi avec le lévrier qui est extrêmement bien reproduit et dont la génétique est surveillée de près. Seuls les champions ont le droit de se reproduire. En adoptant un de ces anciens chiens de course, vous pourrez remonter dans son pedigree jusqu'à plus d'un siècle! «Comme il n'y a aucun éleveur au Canada, je me demande bien d'où provient le lévrier quand je vois des chiens de traîneau croisés avec du lévrier», se questionne Sophie.

Des courses dans le désert

Dans le désert du Sahara, il y a aussi des adeptes de courses de lévriers. Ils sont plus petits, plus effilés, mais tout aussi résistants. Sauf que là-bas, si un chien prend la poudre d'escampette, même s'il vaut près de 2000$, on le laisser filer. Heureusement que des gens se portent volontaires pour les récupérer et les faire adopter.

Comment adopter un lévrier de course?

Après avoir fait votre demande d'adoption sur l'un des deux sites internet (T-legs ou SOS Lévrier), on vous met en contact avec une personne de votre secteur qui en possède un. Ainsi, vous pouvez avoir toutes les réponses à vos questions et mieux éclairer votre décision. Par la suite, vous choisissez le candidat qui correspond le mieux à votre personnalité. C'est à Montréal qu'est ensuite livré le chien stérilisé, dents détartrées et vaccins à jour pour une modique somme se situant entre 300 et 350$.

Si vous avez des questions concernant les lévriers de course, Sophie Richard se ferait un plaisir de répondre à vos questions: sophierichard@mail.com

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