Ginger et Nathalie

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Aujourd'hui, Ginger peut compter sur un encadrement qui lui permet de s'épanouir.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

L'histoire de Ginger commence il y a quatre ans, alors que la petite bête venait au monde. Malheureusement, sa maman la rejeta. La famille, ne trouvant pas d'autres solutions, décida de jeter le chiot. Heureusement que des gens au grand coeur, mais sans expérience, passaient par là et tentèrent de sauver le minuscule bébé.

De fils en aiguille, Ginger se retrouva chez Nathalie Tremblay, une dame de Chicoutimi qui a l'habitude de sauver les chiens problématiques. « Le bébé ressemblait à un chiot de dix jours avec un seul oeil ouvert, mais après quelques recherches, j'ai appris que la petite avait en fait six semaines », raconte Nathalie. Ginger avait donc un très gros retard de développement. Elle était complètement déshydratée, manquait de chaleur et de stimulation pour faire ses besoins. « Elle a reçu deux mois de nourriture, d'injection de soluté par intraveineuse. Deux mois à m'occuper d'elle jour et nuit... Moi qui venais d'apprendre que j'avais un cancer », poursuit la dame. La sauveuse souhaitait éventuellement trouver une bonne famille à sa rescapée.

Vers l'âge de quatre mois, Ginger a commencé à faire de la protection de nourriture. « Elle devenait très agressive lorsqu'elle mangeait. J'ai alors tenté de corriger le problème, mais sans succès », ajoute Nathalie. À quatre mois et demi, Ginger respire une croquette par mégarde en voulant manger trop vite. Résultat, un oedème pulmonaire aigu par aspiration. Ginger est morte pendant environ 30 secondes dans les bras de son humaine adorée. « Mais par chance, ou destin du hasard, j'avais regardé une vidéo d'un chien qui avait dû être réanimé. Je lui ai donc fait la réanimation cardio-respiratoire. Encore une fois, je lui ai sauvé la vie », se remémore Nathalie.

Rendu chez le vétérinaire, les chances étaient minces de sauver Ginger. « Il aurait fallu que j'aille à l'extérieur de la région pour qu'elle passe sa nuit en cage à oxygène. Je n'avais pas les moyens et j'étais malade du maudit cancer », précise Nathalie qui a finalement passé la nuit et pratiquement la semaine debout. Finalement, Ginger a vaincu et Nathalie aussi !

Ginger a maintenant quatre ans et elle a toujours son problème de protection de nourriture. Elle a une alimentation particulière et doit obligatoirement manger dans sa cage. « Même moi je ne suis pas capable de reprendre son plat si elle n'a pas fini de manger. J'ai décidé de la garder pour lui éviter le pire. De plus, elle s'était trop attachée à moi », conclut Nathalie.

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