6000 $ pour sauver Gambler

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Avec le support et les encouragements de leurs contacts Facebook, Marc-André Milot et Audréanne Goulet, de Trois-Rivières, ont décidé de sauver Gambler.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

Picotte : « Sans une délicate intervention au coeur, Gambler aurait une espérance de vie d'un an et demi. »

Au départ, Gambler, un superbe golden retriever né le 29 septembre 2014 en Ontario, était destiné à la reproduction pour le petit élevage appartenant à la mère d'Audréanne Goulet. Mais, dès l'adoption du chiot, en décembre dernier, l'éleveuse, soucieuse de la génétique de ses chiens, lui a fait passer des tests. « Les vétérinaires ont détecté un problème au coeur et un cardiologue a conclu que Gambler avait besoin d'une opération sinon il avait une espérance de vie d'un an et demi », précise Audréanne. Évidemment, de peur que cette malformation soit génétique, il était hors de question que Gambler devienne un reproducteur. Parmi les options, la famille pouvait se faire rembourser les 3000 $ en retournant le chiot en Ontario. « Même si l'euthanasie ne figurait pas parmi les solutions, l'éleveur l'aurait gardé en enclos et ne lui aurait pas fait subir l'intervention chirurgicale. On ne se voyait pas aller le mener, mon chum et moi, et qu'il nous regarde partir en le laissant là », poursuit Audréanne. Déjà attaché à cette petite boule de poils, le couple décida de garder Gambler afin de lui donner une belle vie pour le peu de temps qui lui restait. « On voulait s'acheter un chien éventuellement, mais on voulait attendre que je finisse mes études, car on sait l'implication que ça demande », souligne le couple. En racontant l'histoire de leur chien, via Facebook, plusieurs ont manifesté leur intérêt pour sauver Gambler. « Son coeur a tout pour bien fonctionner, mais certaines composantes ne sont pas à la bonne place. Je me suis informée sur la minutieuse intervention nécessitant un montant de 6000 $. Le taux de réussite est de 100 % et il n'y a pas de convalescence puisqu'il sort de l'hôpital vétérinaire dès le lendemain », ajoute Audréanne.

Des idées entrepreneuriales

Avec l'appui de leurs proches, Audréeanne et Marc-André Milot ont donc accepté de faire opérer Gambler. Étudiante en marketing à l'université, Audréanne aimerait bien un jour être dans la vente et l'organisation d'évènements. Inspirée par son chien, elle s'est mise à fabriquer des jouets. Sachant qu'un animal peut être gravement malade s'il ingère le matériel utilisé pour fabriquer les jouets, Audréanne joint un avertissement à chaque jouet vendu. « Ces jouets sont à utiliser sous la surveillance du propriétaire », peut-on lire sur l'étiquette. Ayant grandi dans une famille d'entrepreneur, la jeune femme sait que lorsqu'un projet nous tient à coeur, et qu'on y croit, on ne compte pas ses heures. Elle se mit aussi à concocter des biscuits pour chiens au profit de Gambler. Si bien qu'elle doit maintenant gérer une véritable petite entreprise. « Si on dépasse notre objectif, je souhaite remettre les surplus d'argent pour d'autres causes venant en aide aux animaux », précise l'étudiante de 23 ans. Des amis ont embarqué dans cette cause rassembleuse afin de créer des paniers cadeaux qu'ils vendent dans leurs différents commerces. Le couple de Trois-Rivières a jusqu'à la fin mars pour amasser le montant nécessaire pour l'opération de Gambler prévue en avril. Le jour de ses six mois, soit le 29 mars, Gambler rencontrera le cardiologue qui procédera aux derniers examens. Évidemment ce genre de collecte fait réagir. « J'ai reçu quelques commentaires négatifs sur la page Facebook ''Sauvons Gambler'', mais je les supprime. Moi, je ne force personne. C'est un choix personnel de m'encourager ou pas », conclut Audréanne.

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