Partir en résidence et laisser ses animaux

Grignotte était bien surprise d'entendre Jean-Paul Bergeron lui... ((Photo Mélissa Viau))

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Grignotte était bien surprise d'entendre Jean-Paul Bergeron lui confier ses souvenirs d'enfance alors qu'il vivait à la ferme.

(Photo Mélissa Viau)

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Mélissa Viau
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le 11 novembre dernier, Myriam Bouchard et Mélissa Viau, chroniqueuses au Progrès-Dimanche, se rendaient à la Résidence des aînés de Saint-Honoré avec Picotte et Grignotte, les vedettes canines du journal. La messe venait à peine de terminer et une vingtaine de résidants s'étaient entassés dans la petite salle communautaire. Ils attendaient patiemment leur visite, annoncée depuis quelques jours sur le babillard des activités.

Parce que les animaux sont de beaux prétextes pour discuter et échanger, le but de cette visite était d'en savoir plus concernant la vie avec les animaux, d'hier à aujourd'hui. Le sujet principal, qui est ressorti de cette rencontre, est la séparation que doivent vivre les propriétaires d'animaux qui quittent leur maison pour déménager vers une résidence. En effet, quand une personne atteint un certain âge et qu'elle doit quitter sa maison pour aller vivre dans un milieu mieux adapté à ses besoins, la vie change radicalement. Les avantages sont nombreux au niveau de la sécurité et de la vie sociale, mais ce changement implique aussi quelques deuils. Les refuges accueillent souvent ces bêtes, de la perruche au chat en passant par le lapin, le reptile et le chien, car en résidence, aucun animal n'est accepté. « On interdit les animaux pour des raisons d'allergies, mais aussi pour la sécurité des résidants », souligne Lyne Gauthier, directrice de la Résidence des aînés de Saint-Honoré. Il faut comprendre qu'une personne ayant de la difficulté à se déplacer risque de se blesser si un chat ou un chien se retrouve sur son chemin. « Mais quand on est seul dans notre chambre, entre quatre murs, on pense souvent aux animaux qu'on avait », souligne Monique Morin, qui a vécu toute sa vie avec des animaux.

Brigitte Boulay et Georges Tremblay ont eu des chiens toute leur vie, parfois quatre en même temps. Il y a trois ans, quand ils ont quitté leur maison pour aller en résidence, ils ont confié leur petit caniche Maggie à un membre de leur famille. « Quand Maggie vient nous visiter, même après trois ans, elle reste sur mes genoux et ne veut plus repartir », s'étonne monsieur Tremblay.

Le jour où Jean-Paul Bergeron et sa femme, Jeanne Tremblay, ont emménagé ici, ils avaient un petit chien de 13 ans qu'ils ont décidé de faire euthanasier. « Il était trop vieux pour qu'on lui trouve une nouvelle famille », précise madame Jeanne.

Lors de cette visite, nous nous sommes rendu compte que l'alimentation des chiens a aussi beaucoup changé au cours des 70 dernières années. Certains propriétaires donnaient uniquement des restants de table au chien alors que d'autres leur offraient un régime plutôt original ! « J'ai grandi sur une ferme et, dans ce temps-là, on nourrissait le chien avec de la moulée pour les vaches dans laquelle on ajoutait du lait. Pis des fois, il se trouvait une carcasse de vache morte et il grugeait après ça quelques jours », explique Jean-Paul Bergeron. Encore beaucoup de sujets restent à traiter, entre autres choses, au niveau de l'éducation des animaux. À suivre...

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