J'ai vécu le premier Festival Country-Folk du Valinouët

L'énergie de Canailles, c'est un ramassis de huit... (Courtoisie)

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L'énergie de Canailles, c'est un ramassis de huit personnages, qui se démènent sur la scène au rythme d'un banjo, une guitare, une guitare-pelle, plein de voix, un accordéon, une planche à laver, un banjo, une mandoline, des percussions et une contrebasse.

Courtoisie

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Mélissa Viau
Le Quotidien

Le Valinouët est un superbe endroit que je visite souvent l'hiver avec mes raquettes aux pieds, car je ne fais pas de ski. Quand la noirceur s'installe et que je vois ce magnifique village alpin s'illuminer, au milieu de nulle part, j'ai toujours l'impression de marcher dans un endroit qui bouille de possibilités.

Je ne suis pas la seule à remarquer le grand potentiel de cet endroit paradisiaque. C'est précisément pour cette raison que le regroupement «Action Valinouët» est né ! «On souhaite mettre en place des évènements afin que ce lieu soit viable à l'année », explique Martine Houde qui fait partie des organisateurs du premier Festival Country-Folk du Valinouët. Pour cette passionnée de musique, c'est un véritable plaisir d'avoir à travailler sur ce projet. L'évènement, qui a eu lieu les 21 et 22 septembre derniers, nous a permis de découvrir six groupes sur une scène montée dans un grand chapiteau chauffé, dressé au pied des pentes.

Puisque le festival coordonnait avec la fête de deux de mes amis, nous avons rassemblé une gang de 20 partants et nous avons loué deux chalets. À cette période de l'année, même à la dernière minute, plusieurs chalets étaient à notre disposition.

J'ai découvert Canailles

Pour les artistes invités, c'était le paradis de se retrouver à cet endroit et d'être logés dans des chalets entourés de couleurs automnales.

Après leur test de son, quand j'ai voulu les prendre en photo, une partie des musiciens et musiciennes de Canailles faisaient la sieste. Quant à Dan Tremblay, il restait introuvable. Il était parti relaxer en contemplant la beauté de sa région natale accompagné de son petit chien voyageur. J'ai compris plus tard que c'était juste le calme avant la tempête. Quelle énergie ! Sur la scène, un ramassis de huit personnages, qui semblaient sortis tout droit d'un Westfalia, se démenaient pour nous en mettre plein la vue.

Pour faire de la musique bluecrass-garage-hill-country-blues-cajun-folk, Daphné Brissette, Dan Tremblay, Alice Tougas St-Jak, Annie Carpentier, Benjamin Proulx-Mathers, Erik Evans, JP Tremblay et Tony Le Tigre ont besoin d'un banjo, une guitare, une guitare-pelle, plein de voix, un accordéon, une planche à laver, un banjo, une mandoline, des percussions et une contrebasse. (Je viens d'épuiser toutes mes réserves de virgules dans cette phrase.)

J'aime la musique qui perpétue des traditions presque disparues. Comme ce « set callé » avec Annie Carpentier dans le rôle du «calleur». Elle annonçait les figures aux danseurs qui s'exécutaient avec enthousiasme.

En avant de la scène, le sable et les breuvages qui se répandaient en essayant de suivre la cadence des danseurs déchaînés avaient même créé une petite boue qui semblait plaire aux fêtards. Au travers de la foule, je reconnaissais plusieurs spectateurs qui étaient au premier Fabuleux Festival du Folk Sale de Sainte-Rose-du-Nord de cet été. C'est à croire qu'ils avaient amené la bouette avec eux!

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