45 ans à oeuvrer dans le monde de la fourrure

Jean-Guy Gauthier n'est pas «tanné» de son métier

Jean-Guy Gauthier a récemment vendu son commerce à... (Photo Rocket Lavoie)

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Jean-Guy Gauthier a récemment vendu son commerce à son fils André. Mais le septuagénaire refuse de quitter le métier pour de bon.

Photo Rocket Lavoie

Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) Jean-Guy Gauthier entretient une véritable passion pour la fourrure. La première matière à recouvrir l'Homme.

Depuis plus de 45 ans, il conçoit, fabrique, recycle et remodèle des manteaux de fourrure à son commerce de Chicoutimi Nord, qu'il a récemment vendu à son fils André. Et à 70 ans, M. Gauthier refuse toujours de quitter définitivement le métier.

«J'aime ce que je fais. Je préfère encore venir travailler. En me levant le matin, je sais ce que j'ai à faire et c'est ce que j'aime», lance le fondateur de Fourrures Gauthier, rencontré au commerce de la rue Rhainds.

Le septuagénaire demeure un des rares fourreurs de la région. Si autrefois la région comptait plusieurs commerces du genre, on compte aujourd'hui sur une main le nombre de spécialistes en matière de fourrure.

«Dans les années 70, nous étions beaucoup à faire ce métier. À cette époque, tout le monde avait un manteau de fourrure. C'était la norme», raconte M. Gauthier.

La crise économique des années 80 a cependant ralenti la cadence de plusieurs fourreurs. Les gens n'avaient tout simplement plus les moyens de s'acheter des manteaux de vison ou de castor.

«Plusieurs commerces ont dû fermer leurs portes à cette époque. Nous avons tenu bon et nous avons continué nos activités malgré les difficultés. Mais avant la récession, nous étions 48 employés ici. Aujourd'hui, nous sommes une dizaine», précise M. Gauthier.

Mais la fourrure regagne progressivement ses lettres de noblesse depuis les dernières années. Les manteaux de castor et les chapeaux de loup-marin gagnent en popularité.

«Notre clientèle a rajeuni. La fourrure se porte beaucoup mieux aujourd'hui. On voit qu'il y a un engouement pour cette matière», constate Jean-Guy Gauthier.

(La suite dans la version papier du Progrès-Dimanche)

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