Des entraîneurs d'animaux à l'école

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Accompagnée de l'éducatrice spécialisée, Alex Devin, Mélissa Viau a appris à Déreck Boucher, Océane Boie Vaillancourt, Katrina Pineault et Noémy Tremblay (absente) à devenir des entraîneurs d'animaux. La dernière rencontre s'est faite avec Râto.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

Chroniqueuse depuis près de 14 ans pour les pages ado et la page à Picotte, j'ai dernièrement décidé de combiner l'éducation et les animaux dans un même projet. J'ai appris à des enfants de l'école Antoine-De Saint-Exupéry de Chicoutimi à entraîner des animaux.

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Avec des objets trouvés dans le bac de récupération, nous avons aussi fabriqué des enrichissements pour occuper et stimuler nos animaux de compagnie.

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Lapin, gerbille, hamster, cochon d'Inde et rats demandent peu de soin et font partie des premiers animaux dont les enfants seront responsables. Les jeunes propriétaires perdent souvent de l'intérêt face à leur petit animal. Ils finissent par se lasser de cette seule interaction qui est d'entretenir la cage. Pour augmenter leur intérêt envers les animaux de compagnie, y compris les chats et les chiens, pourquoi ne pas les entraîner? Toutes les bêtes peuvent apprendre un tas de trucs et même venir vers nous quand on les appelle, nous suivre aux pieds et faire des parcours d'agilité! Pour éviter l'abandon des animaux de compagnie, il suffit de développer un lien avec eux.

Comme l'école est un milieu très stressant pour les animaux, et que le stress est mauvais pour la santé des êtres vivants, aucun animal n'a fait son entrée à l'école Antoine-De St-Exupéry. Ainsi nous avons aussi évité tout risque de morsure ou d'allergie. Les élèves ont appris à devenir des entraîneurs d'animaux, et ce, sans manipuler d'animaux. Entre eux, ils ont développé une nouvelle forme de communication pour entrer en contact avec des êtres vivants qui ne peuvent pas parler avec des mots. Le matériel est simple, il suffit d'avoir un petit outil, qu'on appelle un «clicker» et qui permet d'entraîner toutes les bêtes qui ont un estomac, même les plus sauvages dans les zoos!

En étant capable d'entraîner un animal pour lui apprendre plein de trucs, tout en améliorant son environnement grâce à des «enrichissements» économiques, on diminue les risques d'abandon et on augmente notre intérêt. L'enrichissement est un jeu qui demandera à l'animal un exercice mental et physique pour obtenir ce qu'il veut. L'enfant développera aussi ses réflexes, sa concentration, son imagination, sa communication, sa créativité, sa motricité, son écoute et son sens de l'observation. Il doit aussi sans cesse trouver des solutions pour obtenir ce qu'il désire en communiquant différemment.

La dernière rencontre

La cinquième et dernière rencontre s'est faite au Centre des Enfants de Chicoutimi. Pour l'occasion, Râto, l'ami de Picotte, a rendu visite aux jeunes entraîneurs. Katrina, Océane et Déreck ont initié Râto au «clicker». En sachant détecter les signaux d'apaisement, ils étaient prêts à accueillir respectueusement ce petit chien. Ils ont aussi appris l'histoire de Râto qui a été abandonné et recueilli par un refuge. Comme il avait quelques problèmes de comportement, notamment au niveau de la propreté, Râto a été confié à l'équipe de Picotte pour un simple entraînement. Mais son tempérament exceptionnel lui a permis de se tailler une place pour toujours auprès de nous.

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Les signaux d'apaisement

Tous les enfants souhaitent que les chiens les aiment et soient naturellement attirés vers eux. C'est pourquoi, au cours de nos cinq rencontres d'une heure à l'école Antoine-De St-Exupéry, nos quatre jeunes entraîneurs ont appris les signaux d'apaisement qui permettent d'entrer en contact avec les chiens respectueusement.

Pourquoi ceux qui n'aiment pas les chiens se retrouvent toujours avec le chien de leur ami collé sur eux ? Certains diront que c'est parce que les chiens le sentent quand on ne les aime pas et qu'ils veulent nous charmer. C'est faux. Ce qui justifie ce comportement c'est que l'humain qui n'aime pas les chiens, sans le savoir, fait des signaux d'apaisement en ignorant l'animal et en détournant le regard. Ce sont des façons de dire au chien que vous n'êtes pas une menace. Le chien qui utilise ces signaux permet de faire comprendre à un être vivant qu'il veut éviter un conflit, calmer une situation ou signifier son inconfort.

Il y a une douzaine de signaux d'apaisement utilisés par le chien, dont bâiller, se lécher rapidement la truffe, détourner la tête, le corps ou le regard, s'asseoir en tournant le dos, renifler le sol, se gratter et se mouvoir lentement, etc.

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