Des efforts récompensés

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Depuis sept ans, le babillard de la classe de Sylvie Brisson, enseignante en éthique et culture religieuse à l'école secondaire Lafontaine, se remplit de travaux d'élèves s'étant démarqués.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

À l'école secondaire de l'Odyssée Lafontaine, quand vient le temps de parler de ce gros travail de recherche, l'enseignante Sylvie Brisson augmente la motivation de ses élèves en disant que les meilleurs travaux seront cités dans le journal.

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La qualité de leur recherche, sur Grace Kelly, a valu une note parfaite à Anne-Sophie Boily et Noémie Boulianne. L'enseignante a tenu à souligner leurs efforts en leurs offrant ces méritas symboliques.

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Comme en témoigne le babillard de la classe, cette tradition se poursuit depuis sept ans.

Ils sont 120 jeunes de deuxième secondaire qui viennent de relever ce défi digne d'un travail universitaire. Quand l'enseignante en éthique et culture religieuse a demandé à ses groupes de composer 15 pages sur une personnalité connue ou un sujet d'actualité, la plupart trouvaient le défi immense. Pourtant, après une dizaine d'heures, les élèves ont constaté que, lorsqu'on aime son sujet, les pages se remplissent assez vite ! C'est le cas de Noémie Boulianne et Anne-Sophie Boily qui ont plongé dans l'univers de Grace Kelly, une talentueuse actrice qui a tout quitté pour se marier au prince Rainier III de Monaco. Leur travail leur a valu une note parfaite. « Je n'avais jamais vu un travail aussi parfait. C'est pourquoi je leur ai fait faire un méritas pour souligner leurs efforts », précise madame Sylvie.

Maïté Bonneau et Amélie Grenier ont, quant à elles, appris bien des choses à leur enseignante sur Che Guevara, un personnage devenu un symbole de lutte, d'espérance et de justice. Maxime Harvey, Anthony Morin et Raph Hudon ont réussi à convaincre leur enseignante de faire une recherche sur Jean Beliveau, une légende du hockey. Malgré l'air douteux de madame Sylvie, ils s'en sortent avec une note de 93 % et une enseignante plus qu'impressionnée.

Sportifs conscientisés par les risques de certains sports, Thomas Levesque et Thomas Martel voulaient en savoir plus sur l'impact des commotions cérébrales. C'est grâce aux recherches du Dr Bennet Omalu qu'ils ont pris conscience des dommages d'une commotion et des façons de les éviter.

Touchés par le décès de René Angélil, le 14 janvier dernier, Catherine Chouinard et Émile Simard ont profité de ce travail de recherche pour lui rendre hommage. L'initiative a surpris tout le monde, y compris le directeur qui trouvait l'initiative brillante. Même si la vie de René Angélil fut très médiatisée, les élèves ont su trouver des informations dont ignorait la principale intéressée, madame Sylvie.

Automutilation et apparence physique

Quand madame Sylvie a demandé à Alys-Ann Tremblay et Marilou Guité de faire une recherche de 15 pages, les deux amies ont décidé de sensibiliser leurs collègues de classe face à un phénomène plutôt tabou. Les filles de deuxième secondaire ont décidé d'aborder le délicat sujet de l'automutilation.

Troublées par des sentiments intenses et douloureux, et incapables de les exprimer en mots, l'automutilation devient une sorte d'exutoire pour certaines personnes qui souffrent. «Un comportement inquiétant et grave, mais pas de panique», disent Alys-Ann et Marilou. Beaucoup d'adolescents se tournent vers l'automutilation pour gérer leurs émotions en se faisant mal intentionnellement. «Ça ne veut pas dire qu'une personne souhaite s'enlever la vie», rassurent les deux élèves. C'est comme si elles changeaient le mal de place. Les amis ont raison de se sentir impuissants face à ce trouble dont les victimes deviennent rapidement accros. «Surtout, ne jugez pas. Les psys sont les meilleurs pour aider», précisent les deux élèves.

Ève Pagé et Jillian Gauthier sont tannées de sentir la pression face à l'apparence corporelle. C'est pourquoi elles en ont fait leur travail de 15 pages. Publicité, mode, musique, réseaux sociaux, partout on nous fait croire qu'un corps parfait mène assurément au succès. Dès l'enfance, les enfants sentent cette pression. De cette obsession en découlent des troubles alimentaires tels que la boulimie et l'anorexie. Ève et Jillian ont tellement trouvé d'information à ce sujet qu'elles ont dû limiter leur choix pour remplir seulement 15 pages.

«Encore bravo à tous ces jeunes audacieux et talentueux qui n'ont pas peur de relever des défis. Peu importe les problèmes, on peut mettre la faute sur la terre entière, mais on peut aussi, avec de la volonté, prendre sa vie en main. Quand tu vis des échecs, ou des épreuves, il y a deux solutions: tu te rabats sur ton sort ou tu redoubles les efforts. J'aime bien la deuxième solution!»

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