Initiation à l'aide humanitaire

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La langue première des habitants de Tiverny est le créole et leur langue seconde est le français. C'est pourquoi Louis-Philip arrivait à échanger avec les jeunes de là-bas.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

CHRONIQUE / L'an passé, Nadine Tremblay se rendait, pour la première fois, en Haïti avec un groupe de missionnaires afin de donner deux semaines de son temps à Tiverny, un petit village au sud de Port-au-Prince. «J'attendais d'avoir un amoureux pour faire ce genre de voyage, mais comme ça n'arrivait pas, j'ai décidé d'y aller toute seule», raconte l'enseignante de Saint-Ambroise qui remarque qu'il y a un gros travail à faire là-bas au niveau de l'éducation.

Après avoir établi des contacts en Haïti et dans son groupe d'aide humanitaire, la maman monoparentale a décidé d'y retourner cette année avec son plus jeune enfant.

«Monétairement, c'est un gros investissement, mais je fais des choix», précise Nadine qui souhaite inculquer à ses fils les valeurs d'entraide. Juste pour les préparatifs en vaccins, il faut compter plusieurs centaines de dollars. «En deux ans, considérant que je prends des vacances à mes frais, j'aurai investi près de 10 000$ pour aller aider là-bas et j'aimerais y retourner encore l'an prochain», ajoute Nadine.

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Du haut de ses dix ans, on a demandé à Louis-Philip d'enseigner pendant une journée dans une classe de maternelle.

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Le 30 décembre dernier, Louis-Philip Harvey, vivait sa première mission humanitaire en Haïti avec sa mère Nadine Tremblay.

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Le 30 décembre dernier, Louis-Philip Harvey, vivait sa première mission humanitaire en compagnie de sa mère. Du haut de ses dix ans, dès son arrivée en Haïti, on lui a demandé d'enseigner pendant une journée dans une classe de maternelle. «Là-bas, ce n'est pas comme ici. Souvent, les enseignants ne vont pas travailler», explique tout bonnement Louis-Philip. Il a fait faire des dessins aux enfants, des casse-têtes et il leur a même appris de petits calculs. «Je ne sais pas comment tu fais maman... J'ai répété toute la journée», s'est exclamé Louis-Philip après sa journée de travail.

Même si le geste est noble, il faut être prudents... Les blancs sont aussi vus comme des personnes riches vivant dans l'abondance. «À l'école, des enfants m'ont demandé que je leur donne ma montre en me disant que j'en avais plusieurs», se remémore Louis-Philip qui a compris que, dans ce coin de pays, les enfants jouent dur!

Adaptation rapide

«Mon fils a l'âme d'un missionnaire», lance fièrement la maman en voyant la capacité d'adaptation de son fils. Malgré le choc culturel, Louis-Philip ne s'est jamais plaint de rien et suivait le rythme avec joie.

Dès ses premiers jours, remarquant la pauvreté, Louis-Philip s'est dit qu'il était chanceux d'être né au Québec. «Plusieurs ne mangent pas trois repas par jour. Le plus dur a été de voir une famille de 13 enfants qui vivait dans une toute petite maison», souligne-t-il. «Mais ils ont d'autres valeurs. Ils ont du coeur, ils sont généreux, heureux... Tout ce qu'ils ont c'est la religion qui leur donne espoir», intervient Nadine.

Dormir dans un dortoir, dans un lit couvert d'un filet pour éviter de se faire piquer par les moustiques ou constater l'état lamentable d'une ville remplie d'ordures n'a pas scandalisé le garçon de cinquième année, mais l'a plutôt sensibilisé. «J'aimerais y retourner et, un jour, leur faire construire une piscine», projette l'ambitieux garçon de dix ans qui rêve d'avoir une entreprise en construction.

Dans sa mission, l'élève du Collège Saint-Ambroise a aussi participé à l'identification de 1500 romans qui ont été offerts par le groupe de missionnaires. «C'est émouvant de voir aboutir nos projets, comme ces armoires que nous avions fait fabriquer quelques mois auparavant, et qui recevaient enfin les livres amassés avec des dons de la population», conclut Nadine.

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