Le Séminaire débranche Internet

Katia Quenneville, Marny Lamontagne, Isabelle Laplante et Nathalie... ((Photo Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau))

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Katia Quenneville, Marny Lamontagne, Isabelle Laplante et Nathalie Furlotte ne comptent plus les heures qu'elles ont données pour réaliser le salon LézArts, qui permet de «débrancher». Charmés par leur projet, six autres enseignants se sont greffés à elles.

(Photo Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau)

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Mélissa Viau
Le Quotidien

En juin dernier, quatre enseignants du Séminaire de Chicoutimi ont eu l'idée de créer un salon multifonctionnel afin de permettre à leurs élèves de vivre une expérience de travail concrète, déployer leur talent musical sur une scène et socialiser sans Internet.

«Je regardais les jeunes pendant les pauses et l'heure du dîner, la tête basse et les yeux rivés sur leur tablette et je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose», explique Katia Quenneville, enseignante au Séminaire de Chicoutimi. C'est à ce moment que trois de ses collègues se sont jointes à elle pour monter un audacieux projet. «Pendant deux semaines, au mois de juin, on a travaillé bénévolement pour transformer un local en salon», poursuit Isabelle Laplante. Dans ce salon, baptisé le LézArts, il n'y a pas d'accès à Internet et les iPod, tablettes et cellulaires sont interdits. On y retrouve un coin collation, une scène pour jouer de la musique, des tables et des jeux de société, pas des applications! «On pense déjà à agrandir», lance le dynamique comité d'enseignants maintenant composé de dix personnes.

Les profits des collations vendues au LézArts seront remis aux projets des élèves. «Au lieu d'aller au dépanneur, les jeunes ont compris qu'en achetant ici, l'argent revient dans leur poche», précise madame Isabelle.

Une cinquantaine d'élèves ont donné leur nom pour y travailler. Ils devront s'occuper de la caisse, tenir l'endroit propre et faire la vaisselle. «Est-ce que ça paye?», ont questionné les volontaires. «Ça paye autrement. Ça paye en satisfaction personnelle», ont répondu les profs qui donnent un exemple sur l'importance de l'implication et du bénévolat en donnant un midi de leur temps, par cycle, afin de superviser les jeunes. Le local, gardé dans le plus grand des secrets, a été dévoilé aux élèves le 11 septembre dernier. «Vous êtes tellement fins de faire ça pour nous. On ne se sent pas à l'école», se sont exclamés les élèves en découvrant le LézArts.

La tête pleine d'idées, les dix enseignants responsables ont prévu organiser des midis thématiques. Une enseignante, qui aime cuisiner, a même l'intention de concocter des collations en respectant différents thèmes pendant l'année.

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