Le dur monde des vendeurs de chevaux

Lors de son arrivée au bal des finissants,... ((Photo courtoisie, Isabel G. de Launière))

Agrandir

Lors de son arrivée au bal des finissants, Justine a pu compter sur sa meilleure amie Jade Meloche, une autre passionnée de chevaux, qui a toujours été là pour elle.

(Photo courtoisie, Isabel G. de Launière)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélissa Viau
Le Quotidien

Justine Lavoie avait 12 ans quand ses parents réalisèrent son plus grand rêve. Malgré leur méconnaissance, ils avaient accepté de lui acheter son premier cheval. La famille de Chicoutimi-Nord fit rapidement confiance à un arnaqueur qui leur proposa un cheval inapproprié pour une enfant sans expérience.

Tout le monde sait qu'un jeune cavalier a besoin d'un vieux cheval. Or, sans scrupule, on leur vend un poulain au passé nébuleux. « On nous a dit qu'il était plus vieux, mais c'était un très jeune poulain et il était comme fou. Il avait sûrement été brassé », se remémore Justine qui aurait pu avoir de graves accidents en plus de ne plus jamais aimer les chevaux.

Après cette fâcheuse initiation ratée, ses parents rencontrent un pseudo cowboy qui leur vend Quick, un cheval de huit ans qu'il dit en pleine santé. En pension dans son écurie, la jeune fille bénéficie même d'une initiation aux compétitions de gymkhana. « Je faisais du baril et Quick donnait tout ce qu'il pouvait. J'ai remporté 15 rubans avec lui », raconte la cavalière. Mais plus le temps passe et plus elle sent que l'ancien propriétaire du cheval lui cache des choses par rapport à sa monture. « Il n'arrivait pas à monter Quick. Il se faisait toujours jeter en bas. Mon cheval ne l'aimait pas du tout. J'aurais dû comprendre », poursuit celle qui perdait de plus en plus confiance envers le monde des chevaux.

Ses mauvaises expériences ont eu raison d'assombrir sa vie en général, y compris ses études secondaires. « Heureusement que j'avais Quick. C'est lui qui m'a aidée à m'en sortir », ajoute Justine, encore très émotive. Quand elle change enfin son cheval d'écurie, elle découvre une autre dynamique qui lui prouve que le monde des chevaux peut être amical. Elle a aussi vécu deux inoubliables années scolaires dans le programme sports arts études (équitation) qui lui ont permis de prendre beaucoup d'expérience.

Mais les épreuves n'étaient pas finies... L'an passé, en pleine compétition au Festival gymkhana de Falardeau, Quick se met à avoir très mal aux pattes. La vétérinaire constate qu'il est beaucoup plus âgé que ce qu'on lui avait dit. On lui annonce qu'il a minimum 15 ans, peut-être plus, il fait de l'arthrose, il est naviculaire et il a une blessure interne à une patte qui n'a jamais été soignée. Évidemment, les compétitions se sont terminées au même moment que ces tristes nouvelles.

En juin dernier, alors qu'elle terminait ses études secondaires, Justine est arrivée à son bal des finissants, à l'Hôtel le Montagnais, sur le dos de son merveilleux Quick qui lui a appris à ne jamais baisser les bras et qu'elle pouvait être une gagnante ! Ce moment tant attendu prenait tout son sens afin de tourner la page sur ce passé où elle s'est sentie flouée. C'était aussi fort probable la dernière sortie de Quick.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer