Une chanson pour l'autisme

Le 1er avril dernier, Anaïs Chevanel, Alysson Roberge,... ((Photo Le Quotidien, Mélyssa Viau))

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Le 1er avril dernier, Anaïs Chevanel, Alysson Roberge, Mathieu Plante et Max Desrosiers s'étaient réunis à l'école Le Roseau pour souligner le mois de l'autisme en chantant  Semblable et différent devant plus de 200 personnes.

(Photo Le Quotidien, Mélyssa Viau)

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Mélissa Viau
Le Quotidien

Que ce soit en chantant ou en parlant, quand Alyson Roberge aborde le sujet de l'autisme, elle nous touche droit au coeur. Au fil des ans, elle est devenue une véritable référence afin d'aider les médias à démystifier le Trouble de spectre de l'autisme (TSA).

Stimulée et encadrée depuis son tout jeune âge, la jeune fille de 12 ans ne compte plus les fois où elle a volé la vedette dans le journal.

Dernièrement, elle a vécu une expérience inoubliable auprès de talentueux musiciens alors qu'elle mettait les pieds dans le même studio d'enregistrement que Mrodicus et Atchoum, pour nommer que ceux-là!

En effet, le 19 mars dernier, Pascal Beaulieu l'accueillait dans son studio Le Bocal, situé à Saguenay, pour l'enregistrement de la chanson officielle de l'autisme de l'école Le Roseau de Chicoutimi-Nord. Accompagnée à la guitare par nul autre que le chanteur de Mordicus, Max Desrosiers, on peut dire qu'Alyson fait maintenant partie de la cour des grands! Lors de l'enregistrement, Mathieu Plante et Anaïs Chevanel, deux élèves de la classe de TSA de l'école Le Roseau, se sont joints à Alyson pour chanter les refrains de la chanson Semblable et différent. Monsieur Max, qui est aussi leur enseignant en anglais, a composé la musique alors que Pascal s'occupait des arrangements. Alyson est toujours prête quand on lui demande de s'impliquer pour parler ou chanter en public. Le 1er avril dernier, celle qui a fait son primaire à l'école Le Roseau de Chicoutimi-Nord, et qui est maintenant rendue à l'école secondaire de l'Odyssée Lafontaine, était de passage dans son école primaire afin de souligner le début du mois de l'autisme.

D'autres anciens élèves étaient présents dont Raphaël, Tristan et Benjamin qui ont livré de touchants témoignages afin de faire connaître leur réalité en tant qu'autistes.

«D'abord, l'autisme ne veut pas dire inhumain. Notre façon de dire et d'agir est simplement différente. Tout doit être logique, selon MA logique», explique Benjamin avec une pointe d'humour qu'il maîtrise très bien. Toutes les classes ont ensuite présenté leurs oeuvres inspirées du symbole de l'autisme, soit le papillon. «Tous comme la chenille, nous sommes cocons et devenons tranquillement papillons. L'autisme n'est pas une maladie, mais un état», précise Raphaël.

Que d'émotions pour leurs enseignants du primaire de voir leurs anciens élèves s'exprimer aussi aisément devant plus de 200 personnes.

En ce grand jour annonçant le mois de l'autisme, les élèves, le personnel et les invités, qui s'étaient entassés au gymnase de l'école Le Roseau, sont repartis avec leur bracelet bleu au poignet, couleur apaisante représentant l'autisme, et fabriqué gracieusement par tous les élèves de l'école.

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