Les jeunes devraient apprendre à voir grand!

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Selon Gabrielle Paul les écoles québécoises devraient pousser les élèves à voir plus grand et à emprunter des chemins plus originaux.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

Selon Gabrielle Paul, une élève de l'école secondaire Kassinu Mamu de Mashteuiatsh, les jeunes devraient voir plus grand.

«Les écoles québécoises ne tentent pas d'induire une perspective d'originalité et d'individualité aux jeunes, ce qui m'attriste. Les programmes scolaires gouvernementaux sont conçus afin de conformer tout le monde à entrer dans le même moule, n'acceptant pratiquement aucune vision différente de la leur», constate Gabrielle.

Le Québécois exemplaire étudie pour éventuellement travailler quarante heures semaine. Il aura des enfants, une hypothèque, une auto neuve et deux semaines de vacances annuelles bien planifiées. Dès l'âge scolaire, on voit que les jeunes perdent une partie de leur identité en voulant se coller à la masse.

«Je suis constamment déçue de voir à quel point mes confrères et consoeurs adolescents sont étonnamment tous les mêmes», poursuit l'élève de 16 ans.

Évidemment, par sécurité, certains ont besoin d'être guidés dans la vie alors que d'autres n'ont pas envie de se faire dire quoi faire. C'est vrai que notre société, contrairement à plusieurs, est hyper structurée. Même si les adultes répètent qu'un jour elle sera bénéfique, la routine scolaire ne rime pas toujours avec liberté.

«Personne n'a la même vision des choses, ce n'est donc aucunement logique et réaliste de nous demander de tout faire de la même manière», ajoute Gabrielle.

Blasé par la pression des études et d'une vision du futur trop définie, un minime pourcentage d'élèves se lancera hâtivement sur le marché du travail. Par contre, avec peu de scolarité, le salaire risque d'être nettement limité. Ça ne vous empêchera pas de vivre à crédit, d'emprunter, d'acheter un divan sur trois ans et, une fois qu'on est pris à la gorge financièrement, les possibilités deviennent de plus en plus restreintes.

Le volet entrepreneurial, instauré dans beaucoup d'écoles primaires et secondaires, favorise une vision plus créative du milieu du travail afin de pousser les jeunes à créer leur emploi de rêve. Peu importe si on suit la masse ou qu'on personnalise son chemin, l'important c'est de faire ce qui nous anime et de suivre notre coeur. En amenant leur vision, les jeunes comme Gabrielle permettront aux écoles de demain de s'ajuster.

«C'est un texte dont je suis très fière et qui m'a fait un bien fou à écrire», précise la jeune fille. Si vous avez envie de répondre à Gabrielle ou de renchérir sur le sujet, écrivez-moi à mviau@lequotidien.com.

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