Fière d'une amie qui fête ses 50 ans de bénévolat

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Impliquée depuis la première édition du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Antonia Devost vivait sa cinquantième année comme bénévole !

(Photo Mélissa Viau)

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Mélissa Viau
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le 26 septembre dernier, lors du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, j'ai croisé mon amie Antonia Devost que je n'avais pas vue depuis plus de deux ans!

Pendant que le Salon du livre fêtait son cinquantième anniversaire, madame Devost fêtait sa 50e année de bénévolat pour cet événement. «J'adore le Salon du livre. Je n'en ai pas manqué un! Je me suis installée au vestiaire parce que j'aime regarder passer les gens et les écouter discuter», me confie la dame qui ne cache pas ses 84 ans. L'implication est sûrement bénéfique sur la santé! «Le Salon du livre n'a pas toujours été au Centre des Congrès Delta Saguenay. Il a commencé à la Polyvalente», se remémore la pionnière des bénévoles. Quand elle m'a aperçue dans les coulisses du Salon, alors que je m'apprêtais à monter sur la scène pour animer une confiance d'auteurs, elle m'a tendrement accrochée par le bras et m'a soufflé à l'oreille de venir la rejoindre au vestiaire après mon animation. Évidemment, une demi-heure plus tard, j'étais bien assise à côté d'elle, prête à écouter ses nombreuses péripéties! «J'ai tellement de projets et de rêves, ça explose tout le temps et c'est pour ça que la maladie n'a pas le temps de m'attraper», raconte madame Devost avec un brin d'humour. Comme nous partageons un amour commun pour les animaux, et que c'est grâce à eux si on s'est connus, elle me donne des nouvelles de ses bêtes. «Cet été, je suis partie aux Îles-de-la-Madeleine avec ma chienne Bonnie et mon chat. Il n'était pas question que je parte sans eux», poursuit-elle. On se ressemble madame Devost et moi, même si notre amour pour les animaux est bien différent. Disons que son grand coeur n'est pas aussi rationnel que le mien! Notre première rencontre remonte à 2008 alors qu'elle demandait l'aide de Picotte pour trouver une famille à un chiot qu'elle protégeait depuis plus de six mois. La Ville l'autorisait à avoir un seul chien. C'est pourquoi elle devait se départir d'Azade, un des petits de Bonnie. Je me souviens encore de cette soirée de novembre, alors que je partais en direction de chez madame Devost qui habitait dans une ancienne école. J'allais chercher Azade pour sa castration prévue le lendemain matin. Il n'avait jamais embarqué dans une voiture, il avait fait pipi tellement il était stressé et, après quelques minutes de route, et il avait vomi ses saucisses ingurgitées quelques minutes avant. «Tu es chanceuse de sauver des animaux», me diront certains! L'histoire d'Azade et de la colorée madame Devost s'est d'ailleurs mérité une place dans mon livre Les Animaux, le Bonheur et Moi, publié en 2012. Nous sommes toujours restées en contact et nous avons même déjà passé un après-midi ensemble à nous promener autour du lac Saint-Jean. Mon amie m'avait fait découvrir un couple d'ermites qui jouait de la musique dans une petite cabane au fond des bois! On roulait et je l'écoutais me parler de sa terre natale, de sa vie, de ses réussites et de ses déceptions. Je l'ai aidé à placer des chatons et d'autres chiots de Bonnie. Quand elle voit ces petites bêtes venir au monde, elle veut toujours tous les garder, mais quelques mois plus tard, elle doit se raisonner. Toutes les fois qu'elle prend une déchirante décision, comme se séparer de ses «bébés», elle a le coeur en lambeaux.

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