Retour dans le journal... huit ans plus tard

Jean-Michel Côté, huit ans plus tard, a toujours... ((Photo Mélissa Viau))

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Jean-Michel Côté, huit ans plus tard, a toujours conservé cette page de journal où on le voit sur le dos d'un cheval alors qu'il avait dix ans.

(Photo Mélissa Viau)

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(Chicoutimi) Il y a 10 ans, le journal Progrès-Dimanche me permettait de réaliser un grand rêve en publiant mes écrits. Je me souviens comme si c'était hier de ce courriel positif où le Progrès du Saguenay acceptait de me rencontrer pour en savoir plus sur mon projet de « journaliste en classe ».

Depuis ce temps, je me rends compte que beaucoup de jeunes ont été marqués par ces pages qui leur sont réservées. J'ai moi aussi été touchée par plusieurs de mes rencontres. Quand je repense à ceux en qui je voyais tant de talent et qui sont devenus comédiens, danseurs, designers, journalistes, auteurs, mannequins (...), je me sens privilégiée d'avoir été témoin de leurs débuts.

Lors de ma visite à l'ACJ St-Jean-Eude, j'ai croisé un jeune homme de 18 ans qui avait conservé intact un souvenir de mon passage à son terrain de jeu. Sourire aux lèvres, Jean-Michel Côté a sorti la feuille de journal datant du 1er août 2004. Il se souvenait de cette journée bien gravée dans sa mémoire, jusque dans les moindres détails.

À ce moment-là, pendant l'été, ma page journaliste en classe devenait « journaliste en camp ». Une cinquantaine d'enfants m'avaient invitée à leur terrain de jeux du boulevard Saint-Jean-Baptiste à Chicoutimi. Jean-Michel Côté avait alors 10 ans. Il était le plus vieux du terrain et prenait son rôle à coeur. Il s'était entretenu avec moi, m'avait posé beaucoup de questions sur mon travail et m'avait confié qu'il voulait devenir journaliste. Curieux et serviable, il m'avait même assistée dans mon travail. Lors de cette journée, j'avais suivi la gang à une sortie spéciale qu'elle faisait à la Martingale de St-Honoré afin de vivre une initiation aux chevaux. Pour récompenser Jean-Michel, d'avoir été mon assistant-journaliste, je lui avais demandé de monter sur un cheval, le temps d'une photo ! « Tous les autres enfants m'enviaient », se remémore-t-il en riant.

Aujourd'hui, ses plans de carrière ont changé. « J'aurais voulu devenir journaliste mais j'ai vraiment trop de misère en français. Je fais beaucoup de fautes », m'a-t-il confié.

Si, tout comme Jean-Michel Côté, tu as conservé intact un souvenir de ton passage dans ces pages, et que tu souhaites me redonner des nouvelles, contacte-moi par courriel : mviau@lequotidien.com

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