Le 25 mai dernier, dans l'école Jean-Fortin de St-Honoré, malgré les 30 degrés et la frénésie du vendredi, « Pat » a su capter l'attention d'une quarantaine d'enfants de sept ans. À 9 h le matin, les petits étaient très allumés et enthousiasmés par cet invité venu présenter un grand livre mystérieux.
Quand Christine Gauthier, qui est bibliothécaire à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, a proposé cette activité d'animation de lecture à saveur théâtrale afin de valoriser la lecture, une quarantaine d'écoles se sont inscrites. C'est sous forme de tirage parmi les inscriptions que Pat et Christine visiteront une quinzaine d'écoles primaires pour leur présenter La belle lisse poire du prince de Motordu. Du 23 mai au 13 juin, plus de 550 enfants vivront cet atelier.
Classique de la littérature jeunesse publié en 1980, La belle lisse poire du prince de Motordu a séduit plusieurs générations d'enfants. Le prince de Motordu tord les mots, donnant naissance à des jeux de mots savoureux. Cette dimension linguistique se poursuit d'ailleurs dans plusieurs ouvrages, car PEF, l'auteur et illustrateur, a écrit plusieurs autres ouvrages mettant en vedette le célèbre prince.
Après sa performance, Pat a même pris le temps de parler de son travail de comédien. Codirecteur artistique et concepteur sonore du Théâtre du Faux Coffre, il a joué, chanté et dansé pour plusieurs compagnies de théâtre, fait des mises en scène et des conceptions sonores. En plus de la trentaine de productions théâtrales auxquels il a collaboré, il a aussi participé à quelques projets cinématographiques et télévisuels. Et tout ça, la plupart du temps dans la belle région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Suggestion de Mélissa !
Avec l'aide de la télévision, des jeux vidéo et d'internet, les parents sont devenus paresseux pour raconter des histoires. L'imaginaire des enfants repose entre les mains des technologies. Mais voilà que Patrice Leblanc arrive à la rescousse pour transmettre l'art de raconter une histoire !
Pendant la lecture de son conte, les enseignantes présentes se sont amusées autant que leurs élèves. Ça m'a donné une idée.
Étant une habituée de la clientèle ado, je suis certaine que beaucoup de jeunes passionnés d'impro et de théâtre seraient intéressés par cet atelier pour apprendre à transformer les livres d'histoires en véritables objets magiques. Et pourquoi ne pas proposer aux élèves du secondaire d'aller tester leurs apprentissages auprès des petits ? Voilà un beau projet qui pourrait unir les grands du secondaire aux petits du primaire.
De plus, beaucoup de jeunes du secondaire rêvent de devenir comédien. Passionné par son travail, Patrice Leblanc aurait certainement beaucoup de succès à parler du travail de comédien en région devant des élèves en quête de leur destin. Je lance l'idée comme ça... À suivre !