L'objet qui fait tant jaser

Jusqu'où peuvent aller les profs quand ils confisquent... (Photo: archives La Presse)

Agrandir

Jusqu'où peuvent aller les profs quand ils confisquent un cellulaire ? Alexandra Villeneuve et Alexandra Dufour, de l'école secondaire de l'Odyssée Dominique-Racine, se sont questionnées. Elles en ont fait un article pour leur journal étudiant Le mot dit.

Photo: archives La Presse

Le Quotidien

Dans les écoles, il est interdit de se servir de son cellulaire. Jusqu'où peuvent aller les profs pour faire régner la loi? Alexandra Villeneuve et Alexandra Dufour, de l'école secondaire de l'Odyssée Dominique-Racine, se sont questionnées. Elles en ont fait un article pour leur journal étudiant Le mot dit.

«Le téléphone cellulaire est interdit dans notre établissement scolaire. Notre code de vie l'indique très clairement: "Je laisse mes appareils électroniques de genre iPod, cellulaire (...) à la maison ou dans mon casier et je n'utilise pas les appareils électroniques à l'école, en classe, pendant les heures de cours, les battements et sur les étages de l'école secondaire de l'Odyssée de même qu'à la bibliothèque''.

Lorsque cela se produit, les mesures qui sont employées sont la saisie de l'objet à l'intérieur ou à l'extérieur des heures de cours et pouvant même inclure les fins de semaines, selon la gradation suivante: trois jours, deux semaines, mesures disciplinaires.

Cette année l'école a décidé de modifier cette règle. Cela consiste à confisquer le cellulaire et à le remettre à un membre de la direction, le parent devant ensuite venir le chercher. Depuis cette nouvelle règle, la direction a moins de problèmes avec les cellulaires et lorsque le parent vient récupérer l'appareil de l'enfant, cela crée un contact avec la direction. Le parent décide donc de la durée de la sanction.

Nous comprenons le point de vue de la direction. C'est évident que nous n'avons pas le droit d'utiliser un objet électronique durant nos cours parce que cela nous déconcentre et nuit à notre apprentissage scolaire. Cependant, avec la modification de la règle, nous avons le droit d'utiliser nos cellulaires sur les étages et pendant les battements entre les cours.

À ces moments, nous avons le droit d'utiliser nos appareils électroniques parce que cela ne dérange aucun enseignant. Lors de battements, nous ne sommes pas dans un cours, nous ne sommes pas en train d'apprendre, donc logiquement nous ne voyons aucun problème à l'utilisation du cellulaire. En fait, ces moments ont justement pour but de nous changer les idées, d'avoir le temps d'aller parler à nos amis ainsi que faire nos petites affaires personnelles, comme nous servir de notre cellulaire. En dehors de l'école, nous avons une vie sociale et il faut savoir l'entretenir.

Les enseignants ont-ils le droit d'enlever le téléphone d'un élève? En secondaire IV et V, plusieurs personnes ont déjà commencé à travailler et normalement, nous donnons à notre employeur notre numéro de téléphone cellulaire pour être faciles à rejoindre. Notre téléphone cellulaire est un appareil privé qui nous appartient et, si les enseignants ont des doutes face au plagiat ou autres, ils ont le droit de fouiller dans notre cellulaire. À la page 20 de l'agenda, il est bien écrit: "Je ne peux capter et utiliser, à l'établissement d'enseignement, la voix ou l'image d'un élève ou d'un membre du personnel sans son consentement."

Est-ce que cela donne le droit à un enseignant de fouiller tout le contenu d'un téléphone saisi? Nous n'en étions pas certaines, mais après vérification, même si cet objet ne leur appartient pas et que c'est nous qui le payons, s'ils doutent de quelque chose, ils ont tous les droits. Toutes les règles qui sont dans notre agenda ont été approuvées par un avocat de la commission scolaire pour qu'elles soient conformes à la loi.»

-Alexandra Villeneuve et Alexandra Dufour

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer