Gabrielle Bouchard, deuxième à l'échelle du pays

La violoniste Gabrielle Bouchard, qui profite de ses... (Photo Le Progrès, Rocket Lavoie)

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La violoniste Gabrielle Bouchard, qui profite de ses vacances pour revoir ses proches à Chicoutimi, vient de décrocher une deuxième place à la finale nationale du Concours de musique du Canada.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Juste avant la finale nationale du Concours de musique du Canada, tenue ce mois-ci, Gabrielle Bouchard a hésité. Rouler de Montréal à Gatineau pour jouer pendant une quinzaine de minutes devant les membres du jury lui souriait moins, tout à coup. « Je n'étais pas sûre d'y aller, mais je suis contente d'avoir fait le voyage, finalement. C'est le truc le plus important qui me soit arrivé dans une compétition », confie la violoniste originaire de Chicoutimi.

Son interprétation du premier mouvement du Concerto pour violon de Sibelius, en compagnie du pianiste Gaspard Tremblay-Labrosse, lui a valu la deuxième place dans la catégorie Cordes, 19-25 ans. C'est une pièce qu'elle peaufinait depuis des mois, dans le cadre de sa maîtrise en interprétation amorcée l'automne dernier, à l'Université McGill. La jeune femme venait juste d'y mettre la dernière touche à Orford, aux côtés de son professeur Andrew Wan.

« Il s'agit d'un incontournable du répertoire pour violon. Cette composition est belle, mais difficile, et elle est si familière qu'on ne peut pas faire n'importe quoi », souligne Gabrielle Bouchard. Devant les cinq juges, elle a ressenti un brin de nervosité, mais sans plus. Comme aucun de ses proches n'était présent dans la salle du Conservatoire de musique de Gatineau où les finalistes avaient été convoqués, la pression était moins grande.

« J'étais motivée par le désir de connaître l'opinion des juges. C'est intéressant de voir des professionnels porter un regard neuf sur ce que l'on fait. En même temps, ça me donnait l'occasion de jouer devant public, puisqu'il y avait quelques personnes dans la salle. J'en étais à ma deuxième finale nationale et, à la fin de l'interprétation, qui comportait plein d'écueils au plan technique, je me suis sentie relativement satisfaite », décrit la violoniste.

Des retombées significatives

Gabrielle Bouchard ne sait pas si sa deuxième place lui vaudra une bourse et on sent que ce n'est pas ce qui lui importe au premier chef. La notoriété que possède le concours, qui rejaillit forcément sur ses lauréats, constitue une retombée bien plus intéressante à ses yeux. « Ça donne de la visibilité et peut-être que ça amènera des contrats », anticipe la Chicoutimienne.

Dans l'immédiat, à tout le moins, elle fera partie de l'Orchestre de la Francophonie à l'occasion du gala clôturant le Concours de musique du Canada. Ce concert se déroulera le 12 juillet, à Gatineau, et la formation sera dirigée par un ancien confrère du Conservatoire de musique de Saguenay, le chef Nicolas Ellis.

Son été comporte un autre rendez-vous important, un concert auquel participeront l'Orchestre symphonique de Montréal, l'Orchestre Métropolitain et l'Orchestre symphonique de McGill. Il aura lieu à la fin d'août, sur le mont Royal, et fera partie des célébrations découlant du 375e anniversaire de la fondation de Montréal.

Ces expériences auxquelles s'ajoute son rôle de premier violon, assumé depuis 2014 au sein de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, s'inscrivent dans le droit fil de ses ambitions en tant qu'interprète. « Je veux être musicienne d'orchestre, plutôt que soliste. Je me sens plus à l'aise dans ce contexte et j'aime le répertoire symphonique. Ça procure aussi un travail plus stable », fait valoir Gabrielle Bouchard.

Pendant sa deuxième et dernière année de maîtrise, justement, elle compte participer à plus d'auditions, tout en poursuivant son exploration de la musique de chambre à l'intérieur d'un trio. « Ça me fait vraiment peur, la fin des études. Il n'y a pas de travail assuré et on n'a plus de professeur, plus d'encadrement, admet la violoniste. Je suis de plus en plus autonome, cependant, et sûre d'avoir fait le bon choix. La musique, c'est ce que j'ai toujours voulu faire. »




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