Beyond The Wall: un spectacle qui est mûr

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Les éléments visuels sont une grande force de Beyond The Wall.

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Les membres de Pink Floyd ont beau ne plus travailler ensemble, leur musique déchaîne encore les foules grâce à des spectacles qui font revivre leur oeuvre, comme Beyond The Wall présenté hier soir au Théâtre du palais municipal de La Baie devant des centaines de personnes.

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Sébastien Lacombe se met dans la peau de Roger Waters et le producteur Richard Petit se déchaîne à la guitare.

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La production du musicien Richard Petit transpose sur scène le film musical The Wall, fondé en 1982 sur l'album du même nom. Neuf artistes interprètent les succès du groupe mythique dans un décor impressionnant, où les effets lumineux en mettent plein la vue. On est bien loin d'un banal spectacle-hommage. Il faut dire que la troupe ne vise rien de moins qu'une reconnaissance officielle de Pink Floyd, alors que des sorties aux États-Unis et en Europe sont prévues d'ici le printemps. Elle pourrait bien l'obtenir, avec tout le talent et les efforts qu'on retrouve dans cet opéra rock plus que professionnel.

L'équipe de Beyond The Wall a ainsi conclu de belle façon sa tournée québécoise samedi soir devant le public saguenéen. Le spectacle commence avec des extraits vidéo de l'Allemagne nazie et de la Seconde Guerre mondiale, qui a coûté la vie au père du bassiste de Pink Floyd Roger Waters. C'est d'ailleurs un élément-clé du film, où Pink, l'alter ego du musicien, passe en revue sa vie. Il est ici incarné brillamment par le chanteur Sylvain Auclair, qu'on a connu à l'émission La Voix. L'auteur-compositeur-interprète Sébastien Lacombe se met plutôt dans la peau de Waters lui-même, avec brio, et tout en douceur pour le premier morceau.

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Le décor et les costumes montrent un symbole inspiré de celui des nazis, mais où des marteaux remplacent la croix gammée.

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Sylvain Auclair interprète Pink, l'alter ego du bassiste Rogers Waters.

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Une ovation debout

On enchaîne ensuite en force avec Another Brick in the Wall. Il n'en fallait pas plus pour faire applaudir chaudement l'auditoire. À la guitare, Richard Petit et Michel Bruno donnent tout ce qu'ils ont. Ce dernier a d'ailleurs mérité une ovation debout délirante en deuxième partie, après avoir exécuté un spectaculaire solo. Les talentueuses choristes Meggie Lagacé et Éva Avila mettent une originale touche féminine aux chansons.

De nombreux spectateurs ont eu l'occasion de replonger dans leurs souvenirs d'adolescence. D'autres, plus jeunes, appréciaient pour la première fois la musique du groupe avec l'ambiance que seule la scène peut permettre. Plusieurs éléments visuels rappellent l'oeuvre de Pink Floyd dans Beyond The Wall, tels les troublants masques semi-humains ou les vidéos projetés un peu psychédéliques. Le décor et les costumes montrent un symbole inspiré de celui des nazis, mais où des marteaux remplacent la croix gammée. Comme ceux qui ont attaqué le mur de Berlin, dont la destruction a inspiré le spectacle The Wall au départ?

Le public a effectivement vu un autre mur s'écrouler hier, un moment fort de l'opéra rock où Richard Petit délaisse la guitare pour prendre le micro. Il revêt aussi les habits d'un juge pour The Trial, quand Pink fait son autoprocès.

Un bémol

Sans dialogue, le spectacle mériterait peut-être quelques ajouts pour mieux faire comprendre l'histoire au spectateur qui a moins suivi le groupe rock. À part quelques fois où le son a paru un peu strident, il n'y a que de bonnes choses à retenir de la soirée.

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