Saratoga ou les mérites de l'authenticité

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Duo improbable, Saratoga connaît un succès qui tient, pour une bonne part, à son authenticité.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Parfois, les meilleures idées sont les plus évidentes. Michel-Olivier Gasse voyait approcher la fin de sa longue tournée aux côtés de Vincent Vallières, tandis que sa conjointe Chantal Archambault avait un trou dans son horaire, elle qui fait carrière en solo. Ils ont donc formé un duo en se laissant guider par les circonstances, sans se douter que ce projet les mènerait aussi loin.

Ainsi est apparu un joli disque, Fleur, comprenant une dizaine de chansons écrites dans la maison que le couple habite au bord de la rivière des Outaouais. Il succédait à un EP sorti au printemps 2015, lequel avait justifié la tenue de 115 spectacles. «C'est pas mal», résume Michel-Olivier Gasse au bout du fil, à la faveur d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

On le sent à la fois surpris et comblé par l'intérêt que suscite Saratoga, le groupe dont il est question ici. Tout naturellement, plein de belles choses lui arrivent, comme ce prix décroché l'hiver dernier, pendant la Bourse Rideau. Il donnait droit à une tournée en Europe, ce qui a conduit le duo là-bas en septembre, histoire de faire de la promotion. Les vrais spectacles, eux, seront donnés en mars.

«En fin de compte, Saratoga a pris toute la place et maintenant, la dynamique est différente. On en profite pour réduire les choses au dénominateur le plus simple, explique Michel-Olivier Gasse. Pour les spectacles au Québec, par exemple, on part à deux dans notre Honda Fit et on réduit notre consommation au maximum. On donne aussi à Action Boréale pour compenser notre consommation d'essence et on ne boit pas d'eau en bouteille.»

À ce désir de réduire leur empreinte écologique correspond un souci d'authenticité qui transparaît sur chacune des plages du nouvel album. Il ne comporte aucun artifice, en effet, juste de charmantes harmonies avec beaucoup de guitare et de contrebasse. Le musicien en parle avec raison comme d'un disque automnal, tout en précisant que trois pièces ont été créées lors d'un voyage dans les pays chauds.

«Nous voulions produire un enregistrement montrant l'essence du spectacle, sans toutefois qu'il s'agisse d'un ''live''. Il fallait qu'il soit homogène et respecte un état d'âme proche de la mélancolie, décrit Michel-Olivier Gasse. L'idée que ça forme un tout était importante à nos yeux, surtout en cette époque où la notion d'album a perdu son sens.»

C'est le fruit de cette démarche qui nourrira le spectacle que Saratoga présentera le 2 décembre, au Côté-Cour de Jonquière, ainsi que le 12 mai, à la Boîte à Bleuets d'Alma. «Tous les deux, nous sommes des musiciens moyens, admet le guitariste. Il n'y a donc pas de poudre aux yeux, mais on a une complicité contagieuse qui fait que les gens sont bien. On offre de quoi d'authentique et même s'il existe une ligne directrice, on garde plein de fenêtres ouvertes.»

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