Fabuleuse suite symphonique de Dominic Laprise

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Dominic Laprise a composé en duo avec son fils Mathieu.

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Daniel Coté
Le Quotidien

L'homme qui a composé la musique de La Fabuleuse histoire d'un Royaume, le Saguenéen Dominic Laprise, vient de compléter une suite orchestrale faisant écho à cette oeuvre. Créée au cours des deux dernières années, avec la complicité de son fils Mathieu, elle reprend de larges extraits de la version originale, celle de 1987, tout en intégrant de nouveaux éléments pour former un tout cohérent.

La musique de La Fabuleuse histoire d'un Royaume... (Archives Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 1.0

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La musique de La Fabuleuse histoire d'un Royaume est désormais une suite orchestrale.

Archives Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Ceux qui ont assisté au spectacle ne seront pas dépaysés par les titres que portent les mouvements: La Nouvelle-France, La colonisation, L'industrialisation et L'esprit du fjord. Ils se déploient sur près d'une heure et existent par eux-mêmes, en ce sens qu'il n'est pas nécessaire de voir la célèbre production pour les apprécier.

C'est d'ailleurs ce qui a justifié les efforts consentis depuis deux ans, de la part du duo, afin de concevoir la partition, de même que les orchestrations. «Je veux faire connaître cette oeuvre à l'extérieur de la région, au Québec, mais aussi aux États-Unis et en Europe. J'ai mis des orchestres au parfum et déjà, certains se montrent intéressés», a révélé Dominic Laprise au cours d'une entrevue téléphonique accordée au Progrès-Dimanche.

Il laisse entendre que les premières interprétations auront lieu à l'été 2017, ainsi qu'à l'automne, une fois qu'on aura arrimé ce projet au calendrier des uns et des autres. Pour l'heure, aucune démarche n'a été effectuée auprès de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ni de Diffusion Saguenay, l'organisme qui assume le rôle de producteur de La Fabuleuse. Ce n'est qu'une question de temps, toutefois, avant qu'ils soient contactés.

L'approche américaine

La suite symphonique élaborée par Dominic et Mathieu Laprise se moule aux différentes époques relatées dans le spectacle. Alors que le premier mouvement se rapproche de la bande sonore originale, le deuxième comprend de nouveaux éléments évoquant les traditions musicales dans lesquelles baignaient les pionniers de la région.

«J'ai été inspiré par certains compositeurs américains, notamment Leonard Bernstein et Aaron Copland. Ils ont intégré des éléments folkloriques dans leurs pièces», fait observer Dominic Laprise. Il ajoute que le troisième mouvement, qui traitera de l'industrialisation et des deux guerres mondiales, comportera des musiques aux accents plus contemporains.

Quant au dernier mouvement, qui se dessine comme un crescendo, il collera à la finale de 1987. «Il s'agit d'un climax et je le vois comme un hommage rendu aux bénévoles qui participent aux représentations données à La Baie. Je me souviens qu'à l'époque, cette partie du spectacle avait connu beaucoup de succès auprès du public.»

L'ensemble se veut accessible et pourrait donner lieu à une mise en scène inventive, anticipe le compositeur. «Il pourrait y avoir des projections sur la scène, au sein de l'orchestre, par exemple, alors qu'on ferait apparaître des personnages tirés de La Fabuleuse, énonce-t-il. En même temps, il serait possible de produire des paysages sonores en travaillant sur la sonorisation.»

Il se montre d'autant plus enthousiaste que la production phare du Théâtre du Palais municipal a procuré une impulsion décisive à sa carrière. «Ce fut ma carte de visite, ce qui m'a amené, entre autres, à produire la musique du spectacle Le souffle de la Terre, présenté en France depuis 1991», confie Dominic Laprise.

Voici les quatre mouvements de la suite symphonique... (Photo courtoisie) - image 2.0

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Voici les quatre mouvements de la suite symphonique créée par Dominic et Mathieu Laprise, à partir de la bande sonore de La Fabuleuse histoire d'un Royaume. Elle sera interprétée pour la première fois à l'été 2017, anticipe Dominic Laprise.

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Trois ballets en six ans

Même si vous vous rendez au Grand Théâtre de Québec dimanche après-midi, afin d'assister au spectacle Blanche-Neige et les sept nains, vous ne pourrez pas entrer dans la salle à moins d'avoir réservé un billet. Cette production du Ballet de Québec affiche complet, en effet, un succès qui rejaillit sur l'un de ses artisans, le Saguenéen Dominic Laprise.

C'est lui qui a composé la musique, tandis que le livret est signé par le Français Dominique Martens, son partenaire depuis un quart de siècle. L'oeuvre a été commandée en 2010 et comme le traditionnel Casse-Noisette, elle réapparaît chaque année, ou presque, à l'approche des Fêtes. Sa popularité est telle qu'une supplémentaire aura lieu le 12 février, toujours au Grand Théâtre.

«Il s'agit d'une musique originale inspirée par un spectacle présenté à La Baie, une production qui avait été très appréciée. J'ai repris cette idée afin de créer une fantaisie avec mon complice de la France. Dominique est parti du conte pour élaborer un scénario. Il a aussi ajouté des personnages», rapporte Dominic Laprise.

Il affirme que la forme de ce ballet est plus classique que contemporaine, ce qui n'a pas empêché l'amateur de jazz fusion en lui de se faire plaisir. «J'ai pu me laisser aller dans l'écriture, qui est très différente de celle de La Fabuleuse histoire d'un Royaume. Sans tomber dans l'intellectualisme, j'ai eu l'occasion de renouer avec le jazz.»

Le Ballet de Québec a commandé deux autres compositions à Dominic Laprise, lesquelles ont aussi été portées à la scène. L'une d'elles représente une création totalement originale, puisque l'histoire a été inventée par Dominique Martens. Elle a pour titre Le château dans les étoiles et s'apparente à un ballet celtique.

L'autre est La belle au bois dormant et s'inscrit dans la même veine que Blanche-Neige et les sept nains. «Elle a été écrite pour un orchestre symphonique et comme il y a du chant, on pourrait en faire un opéra-ballet», souligne le musicien. Un autre de ses rêves serait de produire un enregistrement, mais le temps lui manque pour le concrétiser.

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