Stéphanie Chalut au CNE: super exposition

  • <em>Cultiver son âme</em>, réalisée en 2015, est issue d'un mélange d'impression photo, de crayon feutre, de collage et d'une vieille carte. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Cultiver son âme, réalisée en 2015, est issue d'un mélange d'impression photo, de crayon feutre, de collage et d'une vieille carte.

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  • Sur un des murs de la salle d'exposition, l'artiste propose une série de quatre oeuvres sur des thèmes religieux. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Sur un des murs de la salle d'exposition, l'artiste propose une série de quatre oeuvres sur des thèmes religieux.

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  • Testament regroupe une quinzaine de dessins de l'artiste ainsi qu'une vidéo de plus de sept minutes dans la Salle Les Amis du CNE. Dès le premier regard, le visiteur note l'importance du temps et la présence de l'enfance dans le travail de Stéphanie Chalut. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Testament regroupe une quinzaine de dessins de l'artiste ainsi qu'une vidéo de plus de sept minutes dans la Salle Les Amis du CNE. Dès le premier regard, le visiteur note l'importance du temps et la présence de l'enfance dans le travail de Stéphanie Chalut.

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  • L'artiste Stéphanie Chalut est préoccupée par la perte des repères identitaires et spirituels, la préservation du patrimoine, la mémoire collective et individuelle. Ses préoccupations se reflètent dans ses oeuvres. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    L'artiste Stéphanie Chalut est préoccupée par la perte des repères identitaires et spirituels, la préservation du patrimoine, la mémoire collective et individuelle. Ses préoccupations se reflètent dans ses oeuvres.

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  • Un enfant se retrouve dans la partie supérieure du dessin intitulé <em>Ascendance</em>. Il tient dans ses mains un tissu sur lequel est dessiné un couple de la Nouvelle-France du 18e siècle inspiré du travail d'un artiste inconnu de l'époque. L'enfant semble jouer avec les personnages, comme s'il s'agissait de marionnettes. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Un enfant se retrouve dans la partie supérieure du dessin intitulé Ascendance. Il tient dans ses mains un tissu sur lequel est dessiné un couple de la Nouvelle-France du 18e siècle inspiré du travail d'un artiste inconnu de l'époque. L'enfant semble jouer avec les personnages, comme s'il s'agissait de marionnettes.

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  • Une série de quatre oeuvres aborde des thèmes religieux. Dans l'une d'entre elles, <em>La Descendance d'Abraham</em>, l'artiste utilise le point. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Une série de quatre oeuvres aborde des thèmes religieux. Dans l'une d'entre elles, La Descendance d'Abraham, l'artiste utilise le point.

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  • Rapidement, les références au territoire et à la religion se détachent des oeuvres de Stéphanie Chalut. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Rapidement, les références au territoire et à la religion se détachent des oeuvres de Stéphanie Chalut.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Le temps, la tradition, la transmission... On y pense parfois, puis on oublie, submergé par le présent et le futur. L'artiste Stéphanie Chalut est préoccupée par la perte des repères identitaires et spirituels, la préservation du patrimoine, la mémoire collective et individuelle. Avec son exposition intitulée Testament, présentée au Centre national d'exposition de Jonquière jusqu'au 27 novembre, elle propose des oeuvres évoquant ses préoccupations et amène du coup, le visiteur à s'arrêter lui-même sur ces questionnements.

Testament regroupe une quinzaine de dessins de l'artiste ainsi qu'une vidéo de plus de sept minutes dans la Salle Les Amis du CNE. Dès le premier regard, le visiteur note l'importance du temps et la présence de l'enfance dans le travail de Stéphanie Chalut. Rapidement, les références au territoire et à la religion se détachent elles aussi.

Effectivement, l'exposition traite aussi de notre rapport aux religieux, au christianisme. Avec Testament, l'artiste fait à la fois une référence à l'acte par lequel on déclare ses dernières volontés et aux deux parties de l'Écriture Sainte.

L'enfant est souvent au centre des pièces, il semble être maître du temps.

Un enfant se retrouve notamment dans la partie supérieure du dessin intitulé Ascendance. Il tient dans ses mains un tissu sur lequel est dessiné un couple de la Nouvelle-France du 18e siècle inspiré du travail d'un artiste inconnu de l'époque. L'enfant semble jouer avec les personnages, comme s'il s'agissait de marionnettes.

Dans La Jachère I, un jeune enfant se tient debout sur une boussole. Une maison d'époque se dresse plus haut. Derrière elle, une carte se dessine.

Dans L'offrande I, une fillette tenant un paquet de branches entre ses mains, trône au sommet de quelques bâtiments anciens, qui eux, tiennent sur un clocher. L'enfant est auréolée d'une boussole. L'arrière-plan de l'oeuvre est composé d'une carte du Québec, en couleurs.

L'oeuvre est créée à partir de dessin au graphite sur papier, mais aussi de collage sur une vieille carte géographique.

L'artiste affectionne particulièrement la superposition. C'est souvent la technique qui donne un sens aux pièces. Elle permet d'insérer les éléments qui réfèrent au territoire, au temps.

Stéphanie Chalut marie les techniques. Chaque fois, toutefois, le dessin s'insère au premier plan.

Le tableau D'où venons-nous, qui sommes-nous, où allons-nous? témoigne à lui seul de bien des préoccupations de l'artiste. Une main qui plonge apparaît du haut de la pièce. Au centre, trois anges sont dispersés autour de la tête d'un enfant qui figure au bas de l'oeuvre. La main semble avoir laissé tomber ces anges ou encore vouloir les attraper.

J'ai trouvé le glacier de notre mémoire et j'ai pleuré, un dessin au graphite, présente quant à lui un enfant sur du roc qui tient une boussole sur laquelle sont accrochés trois bateaux qui rappelle les navires venus en nouvelle-France.

Plus loin, une série de quatre oeuvres, presque entièrement composées de noir et blanc, offre des rendus où la lumière occupe place de choix sur des thèmes religieux. Dans l'une d'entre elles, La Descendance d'Abraham, l'artiste utilise le point.

Vidéo

Une vidéo d'un peu plus de sept minutes est aussi présentée dans l'exposition. Pour l'artiste qui a oeuvré dans le monde du cinéma par le passé, il s'agit d'un retour vers le 7e art. Le film d'art intitulé L'Offrande met en scène des personnages qui rappellent grandement ceux qui figurent sur les oeuvres sur papier.

Une fillette dans un champ tenant un paquet de branches entre ses mains transmet son offrande à une autre enfant. La musique permet de plonger dans le passé. On découvre un couple heureux au même endroit. Puis les deux fillettes se recueillent devant la pierre tombale du couple en question. Tout au long du film, la musique, le son, les gros plans sur des éléments de la nature occupent une place de choix. Le rythme laisse place à la réflexion.

La réflexion, c'est certainement ce qui est à l'origine de l'exposition, et clairement aussi ce que l'artiste veut susciter chez le visiteur.

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    <em>Cultiver son âme</em>, réalisée en 2015, est issue d'un mélange d'impression photo, de crayon feutre, de collage et d'une vieille carte. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Cultiver son âme, réalisée en 2015, est issue d'un mélange d'impression photo, de crayon feutre, de collage et d'une vieille carte.

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    Sur un des murs de la salle d'exposition, l'artiste propose une série de quatre oeuvres sur des thèmes religieux. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Sur un des murs de la salle d'exposition, l'artiste propose une série de quatre oeuvres sur des thèmes religieux.

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    Testament regroupe une quinzaine de dessins de l'artiste ainsi qu'une vidéo de plus de sept minutes dans la Salle Les Amis du CNE. Dès le premier regard, le visiteur note l'importance du temps et la présence de l'enfance dans le travail de Stéphanie Chalut.

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    L'artiste Stéphanie Chalut est préoccupée par la perte des repères identitaires et spirituels, la préservation du patrimoine, la mémoire collective et individuelle. Ses préoccupations se reflètent dans ses oeuvres. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    L'artiste Stéphanie Chalut est préoccupée par la perte des repères identitaires et spirituels, la préservation du patrimoine, la mémoire collective et individuelle. Ses préoccupations se reflètent dans ses oeuvres.

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    Un enfant se retrouve dans la partie supérieure du dessin intitulé <em>Ascendance</em>. Il tient dans ses mains un tissu sur lequel est dessiné un couple de la Nouvelle-France du 18e siècle inspiré du travail d'un artiste inconnu de l'époque. L'enfant semble jouer avec les personnages, comme s'il s'agissait de marionnettes. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Un enfant se retrouve dans la partie supérieure du dessin intitulé Ascendance. Il tient dans ses mains un tissu sur lequel est dessiné un couple de la Nouvelle-France du 18e siècle inspiré du travail d'un artiste inconnu de l'époque. L'enfant semble jouer avec les personnages, comme s'il s'agissait de marionnettes.

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    Une série de quatre oeuvres aborde des thèmes religieux. Dans l'une d'entre elles, <em>La Descendance d'Abraham</em>, l'artiste utilise le point. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Une série de quatre oeuvres aborde des thèmes religieux. Dans l'une d'entre elles, La Descendance d'Abraham, l'artiste utilise le point.

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    Rapidement, les références au territoire et à la religion se détachent des oeuvres de Stéphanie Chalut. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Rapidement, les références au territoire et à la religion se détachent des oeuvres de Stéphanie Chalut.