Voir Pierre Dumont au CNE

  • <em>Chimère</em>, une oeuvre créée en 1989 à partir de bois et de médiums mixtes, a déjà appartenu à Gaston Miron. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Chimère, une oeuvre créée en 1989 à partir de bois et de médiums mixtes, a déjà appartenu à Gaston Miron.

    Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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  • Le mélange de toiles et de sculptures permet d'occuper l'espace de la Salle principale du CNE de belle façon. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Le mélange de toiles et de sculptures permet d'occuper l'espace de la Salle principale du CNE de belle façon.

    Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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  • L'exposition hommage à Pierre Dumont permet d'effectuer un voyage à travers 40 ans de création artistique. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    L'exposition hommage à Pierre Dumont permet d'effectuer un voyage à travers 40 ans de création artistique.

    Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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  • Odette Bergeron, qui a partagé la vie de Pierre Dumont pendant des années, agit à titre de commissaire de l'exposition hommage présentée au Centre national d'exposition. (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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    Odette Bergeron, qui a partagé la vie de Pierre Dumont pendant des années, agit à titre de commissaire de l'exposition hommage présentée au Centre national d'exposition.

    Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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  • <em>Cuantas verde</em>, une huile sur toile, a été réalisée en 1992. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Cuantas verde, une huile sur toile, a été réalisée en 1992.

    Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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  • <em>Le bateau ivre</em>, une sculpture issue d'un mélange de métal, de bois et de papier créée en 2004, est l'oeuvre qui souhaite la bienvenue aux visiteurs à leur entrée dans la salle d'exposition. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Le bateau ivre, une sculpture issue d'un mélange de métal, de bois et de papier créée en 2004, est l'oeuvre qui souhaite la bienvenue aux visiteurs à leur entrée dans la salle d'exposition.

    Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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  • Le titre de cette oeuvre intitulée <em>Dagobert est évocateur</em>. La pièce a été créée en 2002 à l'aide d'huile sur bois et de médiums mixtes. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Le titre de cette oeuvre intitulée Dagobert est évocateur. La pièce a été créée en 2002 à l'aide d'huile sur bois et de médiums mixtes.

    Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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  • <em>Lancer, ferrer, mouliner</em>, créée 2009, est une huile sur toile représentant la sculpture composée d'un assemblage de métal et de fil à pêche créée par Pierre Dumont. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Lancer, ferrer, mouliner, créée 2009, est une huile sur toile représentant la sculpture composée d'un assemblage de métal et de fil à pêche créée par Pierre Dumont.

    Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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  • Avec son allure de boussole, <em>Calcul de trajectoire</em> est une oeuvre qui porte à s'arrêter. Elle a été créée en 2004, à partir d'huile, de métal, d'objets et de bois. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Avec son allure de boussole, Calcul de trajectoire est une oeuvre qui porte à s'arrêter. Elle a été créée en 2004, à partir d'huile, de métal, d'objets et de bois.

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  • <em>Quatre de chiffre</em> (haut) et <em>La mesure des anges</em> (bas), ont été créées en 1998 à l'aide d'huile, de bitume, de bois, de papier et d'objets divers. (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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    Quatre de chiffre (haut) et La mesure des anges (bas), ont été créées en 1998 à l'aide d'huile, de bitume, de bois, de papier et d'objets divers.

    Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

De hauts plafonds, de grands murs blancs, un immense espace. L'oeuvre de Pierre Dumont peut se déployer dans toute sa grandeur dans la Salle principale du Centre national d'exposition de Jonquière où une exposition hommage consacrée à l'artiste est présentée jusqu'au 15 janvier.

Une cinquantaine d'oeuvres - des sculptures, des toiles, mais aussi quelques cahiers de notes et de dessins de Pierre Dumont - ont été réunies dans la salle du CNE par la commissaire Odette Bergeron, celle qui a partagé la vie de l'artiste pendant des années.

Il s'agit d'une première occasion de voir les créations de Pierre Dumont depuis son décès, en 2011. Hommage à Pierre Dumont propose un survol de son parcours, un voyage à travers 40 ans de création artistique.

Les oeuvres sont imposantes pour la plupart. Elles sont souvent foncées, denses. Elles recèlent aussi d'objets, de couches, de matières. Elles sont fortes en détails significatifs qu'on aime prendre le temps de découvrir, d'apprécier.

À la maison située aux abords du lac Kénogami où plusieurs oeuvres s'entassent habituellement, elles côtoient les objets du quotidien, partagent les murs avec les plantes, les livres. Dans la salle du CNE, elles ont toute notre attention. Elles occupent un espace qui leur est réservé. Elles s'offrent aux yeux de tous.

Dès qu'on met le pied dans la pièce, la beauté de l'ensemble nous happe.

Les couleurs foncées des oeuvres tranchent avec celle des murs. Les pièces dévoilent toute leur beauté, leur grandeur. L'esprit qui s'en dégage rappelle l'homme. On se l'imagine facilement, travaillant des heures durant dans son atelier afin de donner naissance aux créations de son esprit.

«Il passait des heures, des jours et des jours dans son atelier/laboratoire à reprendre les tableaux, les sculptures, les assemblages qu'il n'arrivait pas à conclure. C'était sa chambre de torture nécessaire, sa cellule de réclusion volontaire», affirme la commissaire dans une note affichée sur un des murs de la salle d'exposition. «Pierre aimait fonder son travail sur l'improvisation parce que pour lui le hasard et le jeu des découvertes l'animaient profondément. C'était l'ultime plaisir de créer à partir de rien, surtout à partir d'éléments inusités, disparates. Sa seule vraie méthode de travail était la bienheureuse improvisation comme il aimait tant en faire en jouant de ses instruments de percussion inventés.»

Pierre Dumont ramassait des objets de toutes sortes. Il les insérait dans ses pièces. Il en faisait des parties d'un tout, des portions d'oeuvres fruits de ses essais et de ses assemblages.

L'artiste aimait travailler les matières. Dans ses pièces, l'huile côtoie le métal, le bois, les coquillages, le papier et même le bitume.

L'exposition permet de découvrir des pièces qui ont été réalisées à différentes époques.

La plus ancienne pièce date de 1976. Composée de fusain et de pastel sur carton, Champs III recèle de traits et de bandes. Même en dessin, Pierre Dumont jouait avec les textures.

Ses oeuvres forcent le visiteur à s'arrêter, à se questionner.

La porte des rêves, réalisée en 2009, est de celles qui piquent la curiosité. Le visiteur a envie de tirer la poignée pour découvrir ce qui se cache derrière cette porte de bois et de métal. Comme elle est entrebâillée, il peut y plonger le regard et apercevoir une autre porte et une série de photos.

Plusieurs des oeuvres sont accrochées aux murs, mais certaines sont aussi suspendues ou installées sur le sol. C'est le mélange entre sculptures et toiles qui permet de remplir l'espace de magnifique façon.

Le visiteur a intérêt à s'attarder à chacune des pièces. L'occasion est trop belle. La dernière exposition de Pierre Dumont au CNE remonte à 2005. Et qui sait quand ses oeuvres seront exposées à nouveau.

Du travail à faire pour préserver son oeuvre musicale

Pierre Dumont était peintre, sculpteur, mais aussi enseignant, animateur culturel et musicien. Les toiles et les sculptures de l'artiste sont portées à nouveau au regard du public, mais ses créations musicales, elles, n'ont pu résonner depuis des années.

Odette Bergeron, conjointe de l'artiste, souhaite assurer la pérennité des oeuvres musicales de son défunt compagnon. Elle aimerait que ses créations musicales soient rassemblées et répertoriées afin que l'oeuvre musicale de l'artiste perdure.

«C'est quelque chose à quoi j'ai déjà pensé et à quoi je pense toujours. C'est sûr que j'aimerais que ça se concrétise, parce que Pierre était autant musicien que peintre et sculpteur.»

Malheureusement, le projet nécessite de grands investissements.

Odette Bergeron a déjà entrepris des démarches afin de rassembler ses créations.

«J'ai beaucoup de ses oeuvres ici sur disques durs. Un ami musicien a déjà ramassé pas mal tous les enregistrements de Pierre, mais ça demande des heures et des heures d'écoute et de travail. C'est quelque chose que je ne peux pas faire puisque je ne suis pas musicienne et je n'ai pas les moyens de payer quelqu'un pour faire ça. Il faudrait aller chercher du financement.»

Il y a quelque temps déjà, Mme Bergeron a demandé de l'aide afin de concrétiser le projet.

«J'avais trouvé la personne, mais pas l'argent. J'ai déjà demandé à quelqu'un d'essayer de faire des demandes de subvention, mais les démarches n'ont pas été complétées. C'est certain que si de l'argent était disponible, ou si quelqu'un prenait en charge les démarches, je serais prête à me lancer dans le projet.»

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