L'aventure Sept jours en mai tire à sa fin

L'aventure Sept jours en mai tire à sa... (Archives La Presse)

Agrandir

L'aventure Sept jours en mai tire à sa fin. L'un des derniers spectacle figurant à l'agenda permettra à Diffusion Saguenay d'accueillir les artisans de ce projet le 25 novembre, au Théâtre Banque Nationale.

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Fugitive par définition, puisqu'on ne rassemble pas sept artistes sans que leurs agendas ne s'entrechoquent, l'aventure Sept jours en mai tire à sa fin. Après le spectacle que le groupe donnera le vendredi 25 novembre à 20h, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, il ne restera que deux rendez-vous réunissant Mara Tremblay, Michel Rivard, Luc de Larochellière, Éric Goulet, Gilles Bélanger, ainsi que les Mountain Daisies, le duo formé de Carl Prévost et Ariane Ouellet.

«On est bien tristes», a confié Carl Prévost mercredi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au journal. «On va avoir un pincement au coeur lorsque ce sera terminé», a ajouté sa complice. Ce qui manquera à cette dernière, entre autres, ce sont les duos avec Mara Tremblay au violon, le plaisir de conférer à leurs instruments des textures tantôt folk, tantôt country, tantôt classiques.

Le fait de monter sur scène à huit, dont quatre guitaristes, constitue également un privilège en ces temps de vaches maigres. Oui, il faut planifier la circulation entre les instruments posés sur le plancher, tout en tenant compte des exigences du répertoire, un jeu d'équilibriste calibré par la metteure en scène Ève Déziel. Il y a toutefois une récompense qui se voit et qui s'entend.

«Notre son est vraiment celui du groupe, un son folk avec un peu de country à travers», décrit Carl Prévost. Il aime aussi le fait que la pression soit répartie sur plusieurs épaules et qu'au cours du spectacle, les musiciens créent des moments d'intimité semblables à ceux qui ont ponctué la semaine pendant laquelle ils ont conçu l'album Sept jours en mai. Il leur arrive, entre autres, de chanter à plusieurs dans un même micro.

«Pendant notre retraite, deux personnes pouvaient préparer un accompagnement vocal pendant qu'une autre se servait un café», donne en exemple Ariane Ouellet. Même en tournée, plein de petites choses, des événements qui n'en sont pas, trahissent la connivence qui s'est tissée entre les participants. C'est ainsi que dans l'autobus, Michel Rivard et Gilles Bélanger jouent au Scrabble tandis que d'autres papotent ou écoutent de la musique.

«On trouve aussi le moyen de faire des niaiseries pendant les arrêts», note la violoniste en riant. À ses yeux, la clé pour que de tels projets fonctionnent réside dans la notion d'ouverture. Entre autres, il importe de dire oui lorsqu'une proposition est émise, plutôt que d'argumenter sans fin. «Après, on voit si ça marche», énonce Carl Prévost.

«Dans notre groupe, il y a des têtes fortes, des gens qui, d'habitude, sont les chefs. Il était donc important d'écouter tout le monde, même si parfois, c'était long. On a été très démocratiques», rapporte Ariane Ouellet qui, une fois la tournée complétée, poursuivra la confection d'un album des Mountain Daisies en compagnie de son partenaire. Cet enregistrement devrait sortir quelque part en 2017.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer