Une année faste pour le Théâtre 100 Masques

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Le directeur général et artistique du Théâtre 100 Masques, Dario Larouche, annonce que la programmation de cette année comprendra quatre spectacles, dont trois comédies. Il confirme également le retour de L'heure du théâtre après une pause d'un an.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Le Théâtre 100 Masques connaîtra le genre de saison qui, d'ordinaire, coïncide avec un anniversaire important. Quatre pièces seront présentées d'ici à l'été 2017, de même qu'une série de conférences et des ateliers en tous genres, alors que la compagnie saguenéenne est engagée dans sa 18e année d'activités. «Nous avons une bonne petite organisation», avance le directeur général et artistique Dario Larouche en guise d'explication.

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La tenue du spectacle d'été à La Pulperie, de préférence à la Salle Murdock, a procuré une marge de manoeuvre supplémentaire au Théâtre 100 Masques. Les fonds ainsi dégagés seront investis dans de nouvelles productions qui émailleront la saison 2016-2017.

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De manière plus prosaïque, il note que la présentation du spectacle d'été à La Pulperie de Chicoutimi, plutôt qu'à la Salle Murdock de Chicoutimi, a procuré une marge de manoeuvre plus grande qu'à l'accoutumée. Au lieu de générer un déficit, ce projet a couvert ses frais, ce qui a dégagé des ressources qui ont été canalisées vers d'autres initiatives.

«Ça ouvre des portes et comme la pièce a attiré plus de gens, soit une moyenne de 80 à 100 personnes par soir, au lieu de 40 ou 50, nous espérons que ceux qui ont vu notre travail pour une première fois auront le goût de revenir», a souligné Dario Larouche au cours d'une entrevue accordée au Progrès-Dimanche. Ils auront le choix entre quatre productions, la première étant Les mains anonymes, proposée du 2 au 11 novembre à la Salle Murdock.

Le texte est de lui, tandis que l'interprétation de ce solo a été confiée à Érika Brisson. Elle abordera le mythe de Médée, qui a tué son enfant par esprit de vengeance. Pendant une heure, on verra la comédienne avancer des arguments permettant d'expliquer le geste posé par le personnage qu'elle incarne.

«Nous devions travailler sur ce projet au cours de la 15e saison, mais ça n'a pas été possible. Cette fois, par contre, nous disposerons de moyens accrus et cette production tracera un lien avec les infanticides qui ont alimenté la chronique des faits divers dans les dernières années», fait observer Dario Larouche, qui signera la mise en scène.

Trois occasions de rire

Le reste de la saison montrera le côté givré du 100 Masques, à commencer par La petite chose aux allumettes-Un Noël parmi d'autres. Il s'agira du dixième spectacle des Fêtes monté par la compagnie, qui recyclera quelques chansons ayant acquis le statut de classiques. Mélanie Potvin sera de retour aux côtés de Patrick Simard et Pierre Tremblay. Il sera possible de les applaudir du 8 au 10 décembre.

«C'est un spectacle bonbon où nous nous collerons au conte d'Andersen en exploitant une veine parodique», décrit Dario Larouche. On pourrait dire la même chose du cabaret de la Saint Valentin, une nouveauté qui, bien sûr, sera à l'affiche le 14 février. Pour la première fois, la compagnie plantera ses pénates au Sous-Bois de Chicoutimi, où prendra vie un concept dont l'origine remonte à quatre ans.

Les amateurs de théâtre verront défiler des scènes conjugales tirées des classiques du répertoire comique. Ça s'appelle Les scènes d'amour, mais l'atmosphère sera plus électrique que doucereuse, laisse entendre le patron du 100 Masques. Il en parle comme d'une lecture mise en scène et révèle que les protagonistes seront Patrick Simard et Érika Brisson, ainsi qu'un comédien qui reste à identifier.

La troisième comédie, celle qui clôturera la saison, sera Le système Ribadier de Feydeau. Cinq personnages animeront ce boulevard centré sur un homme qui entreprend d'hypnotiser sa femme dans le but de la tromper. La distribution comprendra Mélanie Potvin, Patrick Simard et Éric Chalifour qui, semble-t-il, ont de très bonnes chances de jouer à La Pulperie.

«C'est une pièce de ''timing'', la bêtise humaine dans toute sa splendeur. On y pratique un humour noir, plutôt corrosif. C'est très drôle», affirme Dario Larouche, dont la programmation comporte également une série de conférences présentées à compter de novembre, dans les bibliothèques municipales de Jonquière et Chicoutimi.

Après une pause d'un an, L'heure du théâtre sera de retour avec cinq rendez-vous pendant lesquels une conférence sera donnée, suivie par une lecture effectuée par les participants. «À chaque fois, on aborde une période de l'histoire du théâtre à travers un auteur, de même qu'une oeuvre phare. On passe un dimanche après-midi à parler de théâtre et à boire du thé», raconte Dario Larouche.

Pour compléter le portrait, notons que la compagnie proposera des activités de formation destinées à différentes clientèles, dont des camps d'été conçus pour les jeunes.

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