Mémoires vives: Linda, Laurie et Sophie Paradis

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Campé par Sophie Paradis, le personnage de Laurie Berthier prend de plus en plus d'assurance, ce dont témoignera la nouvelle saison du téléroman Mémoires vives.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Sophie Paradis jouit d'un rare privilège, puisqu'elle a incarné deux personnages dans le même téléroman.

À ses débuts dans Mémoires vives, dont la cinquième saison a repris mardi dernier à Radio-Canada, elle s'appelait Linda Trottier et formait un couple improbable avec Jérôme Fortier. Entre-temps, on a appris que celui-ci l'avait kidnappée, puis maintenue en captivité pendant 30 ans, et que le véritable nom de la jeune femme est Laurie Berthier.

D'un côté, la misère, la violence, mille privations. De l'autre, une famille prospère, des parents affectueux. Le contraste entre les deux vies du personnage est saisissant, autant que le challenge imposé à la comédienne originaire d'Alma. Elle a dû adapter son jeu de manière subtile.

«Jouer ce personnage constitue un magnifique défi, a-t-elle affirmé jeudi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Progrès-Dimanche. Au début, elle était voûtée, avec des tics résultant de son enfermement, signe que les émotions sont inscrites dans notre corps. Pour bien la dépeindre, j'ai mené des recherches et je me suis fiée à mon instinct.»

Elle s'appuie également sur le texte de Chantal Cadieux et les commentaires exprimés par la réalisatrice Brigitte Couture, ce qui a fourni des balises utiles, sans éliminer complètement le doute. «À chaque tournage, je suis sur un fil de fer. Je me demande comment Laurie doit évoluer et c'est trippant», confie Sophie Paradis.

«Laurie, je l'aime»

Dans les prochains mois, Laurie va essayer d'apprivoiser son fils Jérémie, qu'elle a conçu avec son ravisseur et qui traîne une nuée de casseroles, dont certaines ont attiré l'attention des policiers. «Elle reste sur ses gardes parce qu'il lui fait penser à Jérôme», énonce la comédienne.

En même temps, son personnage continuera de voir la petite Olivia, elle aussi victime d'un enlèvement. Il va également soutenir sa mère, dont le conjoint subit un procès qui pourrait être lourd de conséquences, de même que son amie d'enfance, Karine, dont la grossesse se révèle difficile.

«C'est une femme intuitive en raison de ce qu'elle a vécu. Elle sent beaucoup de choses et possède une force intérieure que je trouve quasiment surnaturelle. On voit qu'elle est de plus en plus confiante et pleine d'empathie. Laurie, je l'aime», lance spontanément Sophie Paradis.

Un autre de ses bonheurs consiste à donner la réplique à sa mère fictive, la comédienne Marie-Thérèse Fortin. C'est arrivé rapidement, dès sa première scène dans Mémoires vives, au temps de Linda Trottier. Accompagnée de Jérôme Fortier, qui avait été présenté comme son conjoint, celle-ci était allée consulter Claire en sa qualité de médecin.

«Au début, j'étais intimidée à l'idée de travailler avec Marie-Thérèse Fortin, puisque j'avais beaucoup d'admiration pour elle. C'est inspirant de jouer avec des gens comme ça. Aujourd'hui, nous sommes des amies», se réjouit Sophie Paradis.

Le deuil est atténué par une tournée

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Sophie Paradis se joindra au Caboose Band à l'occasion de la tournée qui, d'une certaine manière, soulignera la 15e et dernière saison du téléroman L'auberge du chien noir. Elle fera escale à Chicoutimi et Dolbeau-Mistassini en février.

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Sophie Paradis vivra un deuil en décembre, alors qu'elle jouera sa dernière scène dans le téléroman L'auberge du chien noir. Associée à cette production de Radio-Canada depuis son apparition dans la grille du lundi soir, il y a 15 ans, la comédienne voit poindre ce jour avec appréhension.

«On a appris à se connaître. On a tissé toutes sortes de liens et à tout moment, d'ici à la fin de l'automne, on va entendre dire que c'était la dernière scène de tel ou tel personnage. Chaque fois que j'en parle, la fin de cette série me touche. Ça me fend le coeur», décrit l'interprète de Manon Lesage, qui oeuvre au bar de l'auberge.

Ce qui adoucira la perte, c'est le spectacle donné par le groupe fétiche du téléroman, le Caboose Band. Rappelons que les comédiens qui en font partie ont sorti un album récemment, un projet que prolongera la tournée à laquelle participera Sophie Paradis.

Étant originaire d'Alma, la comédienne est heureuse de constater qu'elle fera escale dans deux villes de la région, les 2 et 3 février. On pourra la voir au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, puis à la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dobleau-Mistassini.

«C'est particulier parce que nous serons dans nos personnages. Le contenu musical sera diversifié, puisqu'il y aura des compositions originales, ainsi que des chansons françaises et québécoises. Le programme comprend aussi du gros rock, dont un medley Dubois-Caruso», précise Sophie Paradis.

Elle-même reprendra le célèbre titre de Ike et Tina Turner, River Deep, Mountain High, devenu un standard de Céline Dion. «On a aussi un beau medley de filles», annonce l'Almatoise. Elle est encouragée par la réaction du public au printemps, lors des deux premiers spectacles du groupe donnés à guichet fermé, au Lion d'or de Montréal.

«Les gens étaient heureux de nous voir. C'est pour cette raison que nous avons décidé d'aller à la rencontre de notre public, qui joue autour d'un million de téléspectateurs. Maintenir un tel niveau d'appui pendant 15 ans, c'est exceptionnel», estime la comédienne.

D'une certaine manière, elle perpétue la tradition familiale en se joignant au Caboose Band. Son frère, Jean-François Paradis, a fait de la musique, tout comme sa mère, Michèle Simard. Quant à son père, Claude Paradis, il a participé à plusieurs éditions de l'opérette du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi.

«J'ai été élevée au sein d'une famille artistique et la musique vient me chercher dans toutes les dimensions de ma vie. D'avoir la chance d'en faire en spectacle, ça va me permettre de développer ma voix, même si je suis affligée du syndrome de l'imposteur. Je reste une comédienne qui chante», énonce Sophie Paradis.

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