Une saga «made in Chicoutimi»

Michèle B. Tremblay vient de sortir le premier... (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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Michèle B. Tremblay vient de sortir le premier volet d'une saga familiale basée à Chicoutimi, L'espoir des Bergeron. Ce livre qui commence par un décès et finit sur une naissance est fondé sur l'histoire de son propre clan.

Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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Daniel Coté
Le Quotidien

Chicoutimi au début des années 1920. Une famille appartenant à la petite bourgeoisie de la ville, dont l'un des membres vit un drame à la veille de ses noces. Comment composera-t-il avec cette épreuve? Telle est la trame du roman L'espoir des Bergeron, plus spécifiquement du premier tome intitulé Un bel avenir.

L'auteure n'a pas eu besoin de chercher loin pour trouver son sujet. Son nom ne le laisse pas entrevoir, mais Michèle B. Tremblay est la petite-fille de Louis Bergeron, l'homme qui a eu la douleur de perdre celle qui allait devenir son épouse, la jeune et jolie Angéline, à quelques heures de la cérémonie. Elle avait été emportée par une méningite.

«Cette histoire fait partie de la légende familiale et j'ai eu le goût d'écrire là-dessus il y a deux ans, à la suite d'une conversation avec ma mère. Elle m'a donné plus de détails et tout a été confirmé lorsque j'ai procédé à des vérifications. Il s'agit vraiment d'une tragédie», affirme l'auteure.

L'homme s'est marié l'année suivante avec Rose, une fille de la paroisse Sainte-Anne. Puisqu'elle a vécu jusqu'en 1998 et que son aînée, Denise (la mère de Michèle B. Tremblay) a pris le temps de recueillir ses souvenirs, les éléments de fiction introduits dans le roman sont maillés à de grands morceaux de vérité.

«La plupart des choses sont vraies, mais j'ai inventé les mises en situation en me basant sur mes recherches», résume l'auteure. C'est ainsi qu'on voit apparaître des personnages historiques, dont l'ancien maire Joseph-Dominique Guay et l'homme d'affaires John Murdock, et qu'elle imagine à quoi a pu ressembler le voyage de noces effectué à Montréal.

Reflet d'une société

Le livre qui est apparu la semaine dernière, en librairie, prend fin avec la naissance de Denise en 1924. Michèle B. Tremblay croyait avoir épuisé le sujet quand elle a rencontré la direction des Éditeurs réunis, la maison qui a retenu les droits sur le texte. On lui a fait comprendre que les Bergeron n'avaient pas rendu tout leur jus.

«Le roman devait sortir en janvier 2016, mais au cours de nos échanges, les éditeurs m'ont posé des questions à propos d'une suite. J'ai exprimé des idées concernant la Crise de 1929, ainsi que la Deuxième Guerre mondiale, et ils ont décidé de sortir le livre en septembre et d'en faire l'amorce une trilogie», relate la Chicoutimienne.

Le deuxième tome est prêt et le troisième commence à prendre forme. Le rythme de travail est soutenu, puisque la maison entend publier le troisième volet dans un an. Bien que surprise, l'auteure est contente de poursuivre ses fréquentations avec les Bergeron. Elle aime dépeindre la société du temps et s'est attachée à quelques personnages.

«J'aime les parents de Louis, notamment son père Georges, un homme drôle, émotif et ''agaceux''. Je trouve ça intéressant, aussi, de montrer une famille représentative d'un aspect de la réalité chicoutimienne. Ces gens étaient prétentieux, en effet. Ils se croyaient et moi-même, j'ai été élevée comme ça», confie Michèle B. Tremblay.

L'enthousiasme des éditeurs lui donne à penser que cette histoire possède une portée universelle. «Ils proposent des choses. On sent qu'ils y croient. Le livre est même distribué dans les grandes surfaces, en plus des librairies», se réjouit la romancière, qui confirme sa présence à la fin du mois, au Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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