Julie Bernier en vitrine à Chicago

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Cette photographie captée en février 2013 montre Julie Bernier dans la vitrine de la galerie Séquence de Chicoutimi. La jeune femme se trouve présentement à Chicago afin de vivre une expérience du même genre.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Julie Bernier avait fait la manchette en février 2013, à l'occasion d'une expérience menée dans la vitrine de la galerie Séquence. Pendant 72 heures, la jeune femme était demeurée disponible pour échanger avec les passants à l'aide d'un téléphone posé à côté de sa chaise.

Ce projet original lui avait permis de découvrir les nombreux visages qu'épouse le centre-ville de Chicoutimi. Des jeunes avaient garé leur voiture pour faire jouer de la musique dans le tapis. D'autres personnes, plus civilisées, avaient piqué un brin de jasette, tandis qu'un homme lui a confié qu'il était schizophrène avant de fondre en larmes.

Julie Bernier a souvent lutté contre le sommeil au cours de ce projet découlant du Festival des finissants en art de l'UQAC. Elle a néanmoins persisté et il faut croire que le bilan fut positif, puisque ce concept a été réactivé à Montréal, à Québec et aux Îles de la Madeleine au cours des années subséquentes.

Loin d'être arrivée au bout de sa course, Julie Bernier se trouve à Chicago depuis le 2 septembre afin de réaliser une nouvelle performance. Baptisée Showcase-Hotline, elle a pour cadre la galerie Art On Armitage qui, ainsi que le suggère son nom, se trouve sur l'avenue Armitage.

«La responsable de cette galerie, Mary Ellen Croteau, a participé à une résidence d'un mois au Centre Bang (plus spécifiquement à l'Espace Séquence). C'est à la suite de cette présence au Saguenay qu'elle a offert une vitrine à Julie», raconte la coordonnatrice artistique du Centre Bang, Anick Martel.

Le modus operandi demeure semblable à celui qui a prévalu en 2013. L'expérience doit durer 72 heures et amènera l'artiste à communiquer avec les passants. La différence est que pour la première fois, elle sera filmée pour qu'il reste une trace de cette rencontre du troisième type.

«Ce qui est particulier, c'est le fait qu'un quartier hispanique se trouve dans le voisinage de la galerie. Ça ajoute une dimension intéressante», avance Anick Martel. Elle ajoute que Julie Bernier projette d'écrire un livre à propos de ses séjours en vitrine. Nul doute que l'épisode de Chicago figurera en bonne place à l'intérieur de cet ouvrage.

Naissance du Projet d'Artagnan

«Ce sera l'équivalent d'un tout inclus pour artistes», résume Anick Martel, coordonnatrice artistique au Centre Bang. Elle fait allusion au Projet d'Artagnan, une initiative originale qui se concrétisera au cours de la saison 2016-2017.

Une personne pourra en bénéficier, parmi celles qui ont soumis un dossier de candidature à l'organisation basée à Chicoutimi. L'enjeu est important, puisqu'il comprend une résidence de recherche-création, une résidence de production, la tenue d'une exposition, ainsi qu'une publication.

Pour conférer une dimension régionale à l'affaire, une partie de la résidence-création se déroulera à Petit-Saguenay, tandis que la publication mobilisera le Centre Sagamie d'Alma. «Un projet comme celui-ci est possible parce qu'on travaille avec les autres centres d'artistes. On se nourrit du rapport à l'autre», fait valoir Anick Martel.

La liste des avantages comprend également le surcroît de notoriété que procurera la présence de Bang sur les médias sociaux. En prime, il se pourrait que l'artiste ayant obtenu la faveur du comité de sélection soit représenté dans une foire internationale comme Art-Athina, en Grèce, ou l'organisme a été invité au printemps.

«Ce que ça veut dire, c'est que pendant un an, l'artiste n'aura qu'à penser à son travail. Il s'agit d'un projet pilote et après, on verra quelles retombées ont été générées. Notre souhait est que ça constitue une nouvelle carte de visite pour le centre», note la coordonnatrice artistique.

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