Un premier vinyle pour Triskèle

Dave Jobin Triskele...

Agrandir

Dave Jobin Triskele

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Le groupe Triskèle vient de sortir son premier disque vinyle, 12 ans après sa naissance. Basé à Chicoutimi et spécialisé dans le metal noir païen, ce qui le situe dans le droit fil de la scène scandinave, il a recouru au support traditionnel afin de mieux servir les pièces figurant sur IV, un CD qui a vu le jour en 2011.

«C'est la réalisation d'un rêve qui m'habitait depuis longtemps. Pour la première fois, je peux écouter un vinyle découlant de l'un de mes projets», a confié le chanteur et guitariste Dave Skogen Jobin mardi, au cours d'une entrevue réalisée au journal.

Ce qui a rendu la chose possible, c'est la création d'une maison de disques avec la complicité de Carl Bergeron: Huginn&Munnin Productions. «Le nom réfère aux deux corbeaux du dieu Odin dans la mythologie nordique», précise celui qui compose la grande majorité des pièces créées par Triskèle.

La nouvelle entité a piloté le transfert des enregistrements sur le vinyle, une démarche plus exigeante qu'on pourrait l'imaginer. Puisqu'on voulait profiter au maximum de ses possibilités, il a fallu remasteriser le CD, en plus de le remixer.

«Comme nous avions cinq ans de recul par rapport aux enregistrements, il a été plus facile d'apporter des ajustements en ce qui touche le volume, histoire de bien balancer l'album, rapporte Dave Skogen Jobin. Nous l'avons fait, toutefois, sans changer les tonalités.»

Le look du disque a été modifié, lui aussi. Une photographie en noir et blanc prise par le chanteur, à son chalet du lac Maggie, figure désormais sur la couverture. À l'intérieur, on retrouve des images captées par Vicky Dallaire en 2011, à Sainte-Rose-du-Nord.

L'objet est séduisant, mais là n'est pas l'essentiel. Cette galette qui fait 140 grammes devait répondre aux attentes du groupe en matière de son. Or, dès la première écoute, les résultats furent probants. «Il y a une différence, puisque c'est plus audible. En tout temps, on distingue l'ensemble des instruments», estime Dave Skogen Jobin.

Pressé au Canada, le disque vinyle a été tiré à 300 exemplaires numérotés à la main. Ils sont vendus au coût de 30$ l'unité et pour s'en procurer un, il suffit de visiter la page Facebook de Huginn&Muninn Productions. On en trouvera également le 15 septembre, à l'occasion du spectacle présenté à la salle le 4-Barils de Jonquière.

L'expérience lui ayant plu, le groupe entend récidiver en transférant d'autres enregistrements sur le vinyle. «Je veux avoir les autres disques», confirme Dave Skogen Jobin, dont les partenaires sont le bassiste Éric Balrogh Hébert, le batteur Sébastien Morghul Villeneuve, ainsi que le guitariste et chanteur Michaël Morteus Bradette.

En spectacle le 15 septembre, à la salle 4-Barils de Jonquière

Le groupe Triskèle prépare son prochain spectacle, le premier qu'il donnera dans la région depuis juillet 2015. Tenu à la salle 4-Barils de Jonquière, le 15 septembre à compter de 20h, cet événement réunira quatre formations, dont une de la Russie: Arkona.

«On est chanceux de les avoir ici. Je les ai vus l'an passé, à Québec, et ils sont excellents. Comme nous, ce sont des adeptes du metal païen et leur côté folk est très développé. Dans leurs compositions, on remarque des instruments comme la cornemuse et la flûte traversière», décrit le chanteur et guitariste de Triskèle, Dave Skogen Jobin.

Sa formation montera sur scène après Trollwar, qui provient aussi de la région. Jouissant d'une fenêtre de 35 à 40 minutes pour présenter son matériel, elle précédera Valfreya, qui réchauffera la salle en attendant l'apparition de la tête d'affiche.

«Nous ferons des pièces tirées de nos quatre premiers CD, qui sont aussi disponibles sur mini-cassettes, précise Dave Skogen Jobin. Nous en profiterons pour intégrer deux nouveaux titres en attendant de les inclure dans le prochain album. Nous les avons déjà interprétés l'année dernière, à Montréal.»

Puisque le groupe sera accaparé par l'enregistrement de son cinquième opus dans les prochains mois, le rendez-vous jonquiérois constituera la seule occasion de le voir sur scène avant un bon bout de temps. Il a d'ailleurs mis de côté la confection des nouvelles compositions afin de se concentrer sur cet événement.

Cette soirée épousera un caractère particulier en raison de la relative discrétion de la scène metal au Saguenay. La disparition de salles comme le Bunker et le K-Baret a privé les groupes de tribunes intéressantes. Les occasions de jouer devant public sont d'autant plus précieuses.

«Il y a des spectacles au Sous-Bois et au 4-Barils, mais on a perdu des lieux de diffusion musicale, alors que le metal intéresse un certain nombre de personnes dans la région. Il y a une vraie scène ici», fait observer Dave Skogen Jobin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer