Retour du choeur sur un air de Jenkins

Voici à quoi ressemblera l'église Notre-Dame de Laterrière,... (Archives Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Voici à quoi ressemblera l'église Notre-Dame de Laterrière, le 19 août, à l'occasion du concert que donneront le choeur et l'orchestre mobilisés dans le cadre du Rendez-vous musical. Cette fois, la pièce de résistance sera le Te Deum de Karl Jenkins.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Ça commence à ressembler à une habitude. Pour une troisième année consécutive, Pierre Lamontagne dirigera un choeur à l'occasion du Rendez-vous musical de Laterrière. Épaulée par 13 musiciens, cette formation fera résonner les murs de l'église Notre-Dame en interprétant cinq oeuvres, dont une aussi costaude que séduisante: le Te Deum de Karl Jenkins.

Livrée dans la seconde partie du programme, cette composition qui se déploie sur une vingtaine de minutes comporte quatre mouvements aux accents contrastés. «Le début est empreint de solennité, puis le ton s'adoucit avant la relance annoncée par une contrebasse dont le rythme saccadé fait penser à du jazz», décrit le chef de choeur.

Il parle d'une musique accessible, moderne, dont la forme a quelque chose de cinématographique. Il y aura toutefois une part de défi, notamment dans le dernier mouvement. «Ça accélère. C'est très saccadé. Comme il y a beaucoup de notes à jouer, c'est exigeant pour l'orchestre», fait observer Pierre Lamontagne.

Rappelant que Jenkins a fait partie d'un groupe de rock progressif, Soft Machine, avant de bifurquer vers le classique, il assimile le Te Deum à ces compositions qu'on aime dès la première écoute. «On reste accroché du début à la fin. C'est pour cette raison que je suis sûr que ça va marcher», analyse le chef de choeur.

Clin d'oeil à Bach

Tenu à 19h30, le 19 août, le concert intitulé Et maintenant tous en choeur s'ouvrira sur une autre pièce écrite par un Anglais, If You Love Me de Tallis. Le temps de deux titres instrumentaux, un Sandström et un Mozart, et les chanteurs reviendront pour offrir deux curiosités.

La première consiste en une version du Prélude de la Suite no. 1 en sol majeur de Bach. Si on suivait la tradition, seul le violoncelliste François Lamontagne participerait à cette interprétation. Or, les membres du choeur lui tiendront compagnie.

«L'idée est venue du directeur artistique du Rendez-vous musical, David Ellis. Il voulait que j'ajoute une mélodie à la composition de Bach et ça a fonctionné. Il s'agit d'un clin d'oeil, d'une façon de s'amuser», fait remarquer Pierre Lamontagne.

Suivra un choeur de 16 femmes qui livrera une courte pièce, le Gloria de György Orban. En l'espace de trois minutes, on passera du calme à la tempête. «C'est naïf, presque, avant de devenir très dynamique, un peu sauté, note le choeur de choeur. Il y a des contrastes incroyables.»

L'orchestre s'attaquera à un titre de Telemann, le Concerto pour trompette en ré majeur, au retour de la pause. Il sera alors dirigé par Nicolas Ellis, qui jouera également du clavecin. Puis viendra le Te Deum, ainsi qu'une version «revue et augmentée» de Partons, la mer est belle.

Ainsi prendra fin le rendez-vous estival des choristes avec les mélomanes, un concert qui, s'il faut se fier aux deux premiers, sera l'un des plus courus du festival. «On sent que le bouche-à-oreille produit son effet», se réjouit Pierre Lamontagne.

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