Un rêve enfin réalisé pour Johanne Bolduc

L'auteure Johanne Bolduc, originaire de La Baie, a... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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L'auteure Johanne Bolduc, originaire de La Baie, a lancé la semaine dernière son livre Sans ancre ni voile à Saint-Félix-d'Otis.

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Depuis sa première année du primaire à La Baie, l'auteure Johanne Bolduc avait ce «rêve en dormance» d'écrire un livre, mais elle a attendu presque jusqu'à sa retraite pour le concrétiser en publiant Sans ancre ni voile.

La résidante de Saint-Félix-d'Otis a lancé son roman édité chez Publications Saguenay la semaine dernière au centre communautaire de la municipalité, en compagnie de plusieurs citoyens ravis de la présence d'une écrivaine dans le voisinage. La thérapeute en réadaptation physique a passé une grande partie de sa carrière à l'hôpital de Baie-Saint-Paul, avant de revenir s'établir dans la région il y a peu.

«C'est un projet mis en branle il y a environ trois ans. Je l'ai écrit entre Charlevoix et Saguenay. J'ai commencé à travailler près de Montréal, à Saint-Jean-sur-Richelieu, alors je fais beaucoup d'analogies entre la nature et la grande ville. C'est surtout inspiré de l'être humain, ça vient de ma profession, explique Mme Bolduc. J'ai toujours été fascinée par toutes les choses qu'on peut exprimer avec un simple crayon et une feuille de papier.»

L'auteure entre dans le vif du sujet dès les premières lignes, alors que son personnage principal, Anne, est une physiothérapeute qui vit des difficultés à son travail et dans son couple. Une mystérieuse lettre la guidera à un chalet sur le bord du fjord du Saguenay, où la femme rencontrera Alida, une sage un peu étrange, mais attachante.

On passe rapidement à travers les 78 pages, qui se lisent plus comme une allégorie que comme un roman. L'écrivaine propose des réflexions spirituelles, elle qui s'interroge beaucoup sur «le temps qui passe et qui ne revient jamais», les traces laissées au cours de notre passage dans ce monde et les conséquences des évènements passés sur notre présent. Le titre suggère justement que la protagoniste, adoptée bébé, manque de repères dans sa vie, en plus de faire référence à un drame qui est au coeur du livre. Il s'agit avant tout d'une histoire d'amour, par contre.

Alors que certaines conversations entre Anne et Alida s'allongent, d'autres passages mériteraient d'être plus développés. Les péripéties s'enchaînent vite, mais on pourrait faire durer le plaisir. Le lecteur restera peut-être aussi sur sa faim au sujet du vécu des personnages. «Plusieurs personnes m'ont fait le commentaire, et ça m'inspire pour un prochain projet», précise Johanne Bolduc. Celle-ci désire s'impliquer dans son milieu et offre son soutien à une initiative de concours d'écriture à l'école primaire de la municipalité.

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