De Céline Dion à La Bolduc: une vision de Nouvelle-Calédonie

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Originaire de Nouvelle-Calédonie, Bénédicte Di Fonzo a eu un contact privilégié avec la culture québécoise en assistant au spectacle De Céline Dion à La Bolduc.

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Le spectacle De Céline Dion à La Bolduc crée une ambiance festive et nostalgique pour la plupart des gens qui y assistent, avec l'histoire musicale du Québec qui défile en une centaine de chansons. Qu'en est-il pour ceux qui ne sont pas nés dans la Belle Province?

Originaire de Nouvelle-Calédonie en Océanie, Bénédicte Di Fonzo a assisté à la première de la production de Québec Issime mercredi soir au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Elle a «adoré». Déjà familière avec la culture québécoise pour avoir étudié au Cégep de Jonquière pendant trois ans, elle n'en sort pas nécessairement plus savante, mais son idée initiale est renforcée.

«Les Québécois veulent garder leur langue, leur culture francophone, et ne pas être submergés par le reste de l'Amérique. Je trouve ça très bon. On le voit dans le spectacle. Certaines chansons mêlent un peu d'anglais, mais sinon tout est en français», remarque-t-elle.

Parfois, il faut un oeil extérieur pour réaliser l'importance de ce qu'on a sous le nez et qui nous semble normal. Comme quand la foule a repris en choeur La complainte du phoque en Alaska de Beau Dommage. «Je me sentais toute seule à ne pas connaître la chanson, confie en riant Bénédicte. Il m'en reste encore à apprendre pour être bien intégrée! Ça m'a impressionnée de voir tout le monde chanter. C'est une passion, ça montre que les gens aiment leur pays, qu'ils y sont attachés.»

Si les premières pièces d'artistes populaires comme Céline Dion et les extraits de comédies musicales étaient bien connus de la Néo-Calédonienne, qui vient d'un État associé à la France, le tableau de la boîte à chansons était tout nouveau pour elle. Entendre les vers d'Émile Nelligan et de Gilles Vigneault lui a rappelé des poèmes français, mais Bénédicte Di Fonzo trouve qu'ils sont encore plus représentatifs du Québec puisqu'ils évoquent l'hiver et la neige.

«Je ne connaissais pas La Bolduc, mais tout le monde était sous le charme. Ça m'a permis de voir l'évolution de la culture, comment les gens parlaient avant. Quand les artistes sont allés chercher des spectateurs pour quelques pas de danse folklorique sur scène, c'était vraiment festif.»

Québec Issime a justement développé une version pédagogique de ce spectacle, qui roule depuis une vingtaine d'années, pour faire découvrir la culture québécoise aux jeunes. De Céline Dion à La Bolduc est présenté jusqu'au 20 août, du mercredi au samedi.

Pierre Doré fier de la réaction

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Québec Issime occupe le Théâtre Banque Nationale jusqu'au 20 août. 

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Le directeur artistique de Québec Issime, Pierre Doré, est très fier de la réaction du public à la première, vendredi soir, de la production De Céline Dion à La Bolduc dans une salle plus conventionnelle, plutôt qu'une ambiance de cabaret comme le public régional y était habitué au Théâtre Palace Arvida.

Les artistes ont eu droit à une ovation debout à l'entracte, à la fin du spectacle et même après l'avant-dernier numéro, puisque l'assistance pensait que la soirée était déjà terminée.

«C'était beaucoup de travail de tout mettre ça en place avec un nombre limité de jours de répétition et plusieurs nouveaux défis. Tout est rentré dans l'ordre après la générale et on a eu un spectacle magique. Le niveau d'écoute était hors du commun, les gens n'étaient pas distraits par le service aux tables. Ç'a fait sortir encore plus l'aspect théâtral de la mise en scène.»

Si certains ne sont pas convaincus et préféraient tout de même une salle de type cabaret, les options sont limitées dans la région. Pierre Doré affirme que le Vieux Théâtre de La Baie est bien sympathique, mais que les dimensions de la scène ne sont pas suffisantes pour l'ampleur du spectacle. Le directeur artistique aimerait bien que la production reprenne l'affiche au Saguenay-Lac-Saint-Jean l'an prochain, alors qu'il a passé trois étés à Saint-Sauveur et Trois-Rivières.

«C'est un retour qui était désiré. Il faudra voir les ententes entre le producteur et Diffusion Saguenay. C'est un spectacle à voir et revoir. Parfois, j'ai l'impression qu'il n'a pas tant de nouveautés, mais un chanteur de la troupe de Trois-Rivières était présent à la première et trouvait que ça avait complètement changé!»

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