Une autre oeuvre restaurée à Saguenay

L'Arbre, une structure d'une quinzaine de pieds de... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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L'Arbre, une structure d'une quinzaine de pieds de hauteur fabriquée à partir d'acier inoxydable, a été inaugurée en 1972. Au fil des ans, l'oeuvre a toutefois été abandonnée et se trouve aujourd'hui presque entièrement obstruée par de la végétation très dense.

Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

L'Arbre, une sculpture de l'artiste et joaillier Jacques Lacroix réalisée au début des années 70, sera restaurée.

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Jacques Lacroix montre une photo de l'installation originale de L'Arbre.

Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

La structure d'une quinzaine de pieds de hauteur fabriquée à partir d'acier inoxydable a été inaugurée en 1972 au belvédère situé à l'extrémité du boulevard Talbot, près de l'Hôpital de Chicoutimi. Au fil des ans, l'oeuvre a toutefois été abandonnée et se trouve aujourd'hui presque entièrement obstruée par de la végétation très dense. 

Jacques Lacroix a demandé à la Ville à quelques reprises de redonner à sa sculpture ses lettres de noblesse, mais en vain. Près de 42 ans après son installation, le joaillier a reçu une excellente nouvelle de la part du Service des arts et de la culture de Saguenay.

« On m'a appelé hier (jeudi) pour me dire qu'elle serait restaurée. Le débroussaillage devait commencer aujourd'hui (vendredi). La sculpture va être démantelée et les travaux vont être faits dans un atelier d'usinage, sous ma supervision », a-t-il expliqué, à la faveur d'une entrevue réalisée sur les lieux. Les fonds ont été débloqués par la Ville. 

Jacques Lacroix se souvient de l'époque où la réalisation de telles fresques était très avant-gardiste. C'est évidemment avec un pincement au coeur qu'il constatait, depuis quelques années, la dégradation de sa création, située à un endroit offrant un point de vue magnifique sur le Saguenay. L'Arbre a d'ailleurs figuré sur une carte postale de l'ancienne ville de Chicoutimi imprimée en 1975. 

La structure comprend plusieurs paniers de métal à l'intérieur desquels des lumières ont été installées. L'éclairage est cependant hors service depuis plusieurs années. Les paniers seront nettoyés au jet de sable pour éliminer la corrosion et les circuits électriques seront rétablis.

« La conseillère Josée Néron m'en a souvent parlé. Elle me disait que ça n'avait pas de bon sens que l'oeuvre soit laissée à l'abandon », pointe Jacques Lacroix, qui ignore combien il en coûtera à la Ville pour redonner à sa sculpture son lustre d'antan. Il signale que les entreprises Métal-Art et Fonderie Fergus bichonneront le monument. 

Carrefour giratoire

Les mandats de restauration sont octroyés au moment même où Saguenay demande l'aide financière du gouvernement fédéral pour l'implantation d'un monument au carrefour giratoire à l'angle de Talbot et de Jacques-Cartier. Actuellement, des décorations de fortune trônent au centre du rond-point. Jacques Lacroix croit que son Arbre pourrait très bien être déménagé à cet endroit. La fresque n'est pas sans rappeler celle, en aluminium, de Daniel Dutil implantée au Carrefour giratoire du quartier Sainte-Thérèse, à Arvida.

Dans la foulée du Cénotaphe d'Armand Vaillancourt

En 2014, le sculpteur Armand Vaillancourt a passé... (Archives Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay) - image 3.0

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En 2014, le sculpteur Armand Vaillancourt a passé plusieurs jours à Saguenay pour travailler à la restauration du Cénotaphe qu'il a créé en 1958, situé devant l'hôtel de ville.

Archives Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

La revalorisation de L'Arbre de Jacques Lacroix cadre dans un projet qui vise la restauration d'oeuvres d'art situées sur le périmètre de la ville. C'est dans cet esprit que le Cénotaphe d'Armand Vaillancourt, situé devant l'hôtel de ville de Saguenay, a bénéficié d'une cure de jouvence il y a deux ans.

L'artiste a passé quelques jours en sol saguenéen pour travailler sur son oeuvre, réalisée en 1958.

Le monument aux morts des deux guerres mondiales avait lui aussi subi l'usure du temps. Au moment de sa restauration, le cénotaphe n'avait jamais été retouché. La base de béton contient de la terre prélevée en 1953 sur la tombe d'un soldat canadien inhumé en France.

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