Société d'art lyrique du Royaume: nouvelle DG, nouveau souffle

La nouvelle directrice générale de la Société d'art... (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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La nouvelle directrice générale de la Société d'art lyrique du Royaume, Sabrina Ruiz-Bourassa, a une foule de projets en tête pour l'organisation.

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Directrice générale de la Société d'art lyrique du Royaume depuis un mois, Sabrina Ruiz-Bourassa désire s'associer avec les écoles de musique de la région pour en finir avec «le travail en silos» et rejoindre plus les jeunes, que ce soit comme participants à des productions ou spectateurs.

«C'est aussi la volonté du conseil d'administration de travailler avec le Conservatoire et les autres institutions pour donner une nouvelle plate-forme aux élèves, pas juste les chanteurs, mais aussi les musiciens. Ils pourront voir de A à Z à quoi ressemble la conception d'un spectacle, explique-t-elle en entrevue téléphonique. Il y a seulement trois organisations comme la nôtre dans la province. La relève régionale n'est pas obligée d'aller tout de suite à Montréal.»

La dirigeante compte approcher les écoles primaires et visiter les trois arrondissements de Saguenay, ainsi que le Lac-Saint-Jean s'il y a une bonne réceptivité, avec une production jeunesse. «Je veux voir les familles, que ce soit accessible autant pour la compréhension que pour le prix. Les enfants embarquent facilement et ils sont notre futur public. La société doit prendre sa place dans la vie des gens pour que tout le monde consomme de l'art lyrique avec plaisir. Nous ne faisons pas que des grands classiques ou des opéras, parfois ça peut s'apparenter à une comédie musicale.»

Après le départ du directeur Dario Larouche, Mme Ruiz-Bourassa a décidé de repartir sur de nouvelles bases en laissant tomber pour l'instant la création Divas! pour le jeune public. Elle travaille plutôt avec une compagnie montréalaise pour faire venir une de leurs productions. «L'idéal serait qu'on nous propose ensuite de développer une pièce juste pour nous, avec nos talents régionaux, notre directeur artistique et leur créateur.»

Celle-ci serait utilisée lors de la saison 2017-2018, où sera célébré le 45e anniversaire de la Société d'art lyrique du Royaume, et voyagerait dans toute la région. «Il y a de très belles salles au Lac-Saint-Jean également. Les jeunes là-bas doivent être encouragés aussi. Un garçon qui aime chanter, mais qui n'est pas trop sûr de son choix, doit voir que ça peut devenir un chemin de vie», croit Sabrina Ruiz-Bourassa.

La nouvelle venue réfléchit déjà aux festivités. Celle qui a étudié en arts a passé les huit dernières années dans l'administration municipale saguenéenne et était chargée de projets dans le secteur communautaire. C'est justement là qu'elle a appris «la doctrine de ne pas travailler en silos».

«J'avais besoin de trouver un équilibre entre la gestion et le culturel, poursuit-elle. Je suis vraiment toute neuve dans le milieu!»

La transition s'est bien passée pour Sabrina Ruiz-Bourassa. «On a nos lignes directrices, on sait où on s'en va!» Elle avoue que la distance avec le directeur artistique Jean-Philippe Tremblay, fondateur de l'Orchestre de la Francophonie à Montréal, peut parfois être difficile, mais que la communication fonctionne toujours. «Je lui délègue les détails techniques artistiques, et je défriche pour créer des alliances», résume la directrice générale.

L'opéra Carmen joué en février

La Société d'art lyrique du Royaume a choisi l'opéra Carmen de Georges Bizet pour sa production principale de la saison, présentée en février.

Le directeur artistique Jean-Philippe Tremblay viendra dans la région prochainement pour avancer la création et la bien connue Guylaine Rivard assurera la mise en scène. «L'équipe est déjà toute montée et ça commence à cogiter. Comme c'est un opéra très connu, les gens s'y retrouvent vite», mentionne la directrice générale Sabrina Ruiz-Bourassa.

Comme dans la précédente production de l'organisation, Le Barbier de Séville, l'histoire se déroule dans la ville espagnole. La célèbre bohémienne y fait tomber les coeurs. «Je travaille pour trouver une présidente d'honneur qui pourrait être une tête d'affiche aussi forte que Carmen, une femme de caractère et de coeur du milieu des affaires peut-être, qui serait autant passionnée que le personnage de l'opéra», indique Mme Ruiz-Bourassa.

Noël

La nouvelle directrice générale ne manque pas d'idées, comme un concert avec des classiques du temps des Fêtes, mais interprétés à la façon opéra. «On voudrait essayer pour décembre prochain, on planche là-dessus, mais sinon ça ira à l'année prochaine.»

Sabrina Ruiz-Bourassa veut «ouvrir les portes» de la Société d'art lyrique, et cela commencera par une participation aux Journées de la culture à l'automne, où plusieurs activités gratuites seront organisées. Une autre façon de prendre part à la vie de la population.

Récital éclectique le 11 août à La Pulperie

Le groupe Éclectik sera la prochaine destination lyrique présentée à La Pulperie de Chicoutimi, le 11 août, et devrait «plaire à tous les goûts» avec ses arrangements variés durant le récital Escales vocales.

Composée par les ténors Richard Duguay et Claude Bélanger, la basse Michel Cervant et le baryton Robert Huard, qui a participé à l'opéra Le Barbier de Séville en février, la formation chantera a capella des chansons françaises et anglaises de différentes époques, de la Renaissance au folklore en passant par les Barbershop Quartets. Ce style d'harmonie est souvent lié au gospel.

«On aimait leur approche avec les deux langues, et on trouve que ça ressortirait vraiment bien dans l'endroit, le Bâtiment 1912. Ils nous font vraiment voyager à travers les pièces plus anciennes aux plus récentes. C'est aussi familial, et autant les couples ou les personnes aînées passeront un beau moment. Ce n'est pas obligé d'avoir des connaissances musicales», explique la directrice générale de la Société d'art lyrique du Royaume, Sabrina Ruiz-Bourassa.

Selon elle, il s'agit d'une des premières fois qu'un concert du genre est prévu dans le cadre des Destinations lyriques, présentées gratuitement par l'organisation, et le public pourrait être surpris. Le 7 juillet, c'est la mezzo-soprano Rachèle Tremblay, native de Chambord, qui a réchauffé le Jardin des vestiges avec des airs espagnols. Elle était accompagnée au piano par Perri Lo.

«On a eu vraiment une bonne réception du public, il y a eu une centaine d'entrées. On a été chanceux vu que c'était en même temps que le Festival des vins de Saguenay. J'aimerais beaucoup faire une alliance avec eux l'année prochaine, mais ça dépend des dates que La Pulperie nous donne. On pourrait jumeler l'oreille et le goût. Par exemple, on aurait pu faire déguster un vin espagnol durant le récital. Les deux feraient un beau mélange», croit Mme Ruiz-Bourassa.

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