Un film pour raconter l'histoire de la statue

La statue Notre-Dame-du-Saguenay est juchée sur le cap... (Photo courtoisie)

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La statue Notre-Dame-du-Saguenay est juchée sur le cap Trinité, près de Rivière-Éternité.

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Avec un sculpteur, Louis Jobin, et un mécène, Charles-Napoléon Robitaille, il ne manquait qu'un élément au cinéaste Jonathan Gagné pour boucler le long synopsis de son projet de film sur la statue Notre-Dame-du-Saguenay. Il l'a trouvé en s'inspirant de l'histoire du militaire Martin Lapierre, qui vient compléter la «trinité», comme le cap qui supporte l'oeuvre à l'effigie de la Sainte Vierge.

Le couple formé de Catherine Villeneuve et Jonathan... (Photo Le Progrès-dimanche, Michel Tremblay) - image 1.0

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Le couple formé de Catherine Villeneuve et Jonathan Gagné se complète bien dans leur compagnie Vanille Films. La première s'occupe du côté administratif, comme les demandes de financement, et le second peut ainsi se concentrer à la réalisation et à la scénarisation.

Photo Le Progrès-dimanche, Michel Tremblay

Après une randonnée dans le Parc national du Fjord-du-Saguenay avec sa conjointe Catherine Villeneuve, le réalisateur a eu envie de raconter l'histoire de la sculpture. Tous les deux ont fondé leur maison de production Vanille Films, dans la région l'an dernier, à l'occasion de leur premier long métrage réalisé ensemble. Les chemins de traverse a d'ailleurs fait partie de la sélection de la 39e édition du Festival des films du monde de Montréal. Quelques jours plus tard, le couple lit l'histoire du caporal-chef Martin Lapierre, qui a failli mourir en Afghanistan et qui a composé la pièce Cap Trinité par la suite. Tous les pions étaient placés.

«Notre-Dame-du-Saguenay n'est pas juste une statue religieuse, c'est vraiment une oeuvre d'art incroyable, située parmi un des points de vue les plus magnifiques de la région. Il ne faut pas oublier qu'elle fait partie de notre patrimoine, et elle mérite d'être mise en valeur dans un film. C'est une richesse à exploiter. Le tourisme religieux est aussi plus important qu'on pense», croit Jonathan Gagné.

Film d'époque incertain

Le couple est clair: le long métrage, qui porte le titre pour l'instant de La Grande dame, n'est pas sûr de se rendre jusqu'à l'écran. Le cinéaste veut jongler entre trois époques et trois lieux, soit l'atelier de l'artiste à Québec en 1881, les glaces du Saguenay qui ont failli engloutir le voyageur de commerce Charles-Napoléon Robitaille quelques années plus tôt et un personnage inspiré de Martin Lapierre en Afghanistan.

«Ça me prenait quelque chose pour ancrer le projet dans le présent», indique Jonathan Gagné, aussi scénariste. Le cinéaste Jean-Claude Lord a proposé de le conseiller dans cette tâche et le comédien Raymond Bouchard est intéressé à tenir un rôle.

Qui dit film d'époque, avec costumes et décors appropriés, dit budget de plusieurs millions de dollars. Vanille Films travaille donc sérieusement pour établir des partenariats. Son premier long métrage a été produit de façon indépendante, «un projet de passion», mais il était alors question d'environ 30 000 dollars.

«L'histoire est vraiment passionnante. La façon que la statue a été montée sur le cap, c'est surhumain», souligne Catherine Villeneuve. Quand on pense que la sculpture de pin blanc est tombée à l'eau, mais qu'elle a heureusement flotté, il y a tout à fait matière à suspense pour un film.

La sculpture de Louis Jobin prend place dans... (Archives, Le Progrès-Dimanche) - image 2.0

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La sculpture de Louis Jobin prend place dans le Parc national du Fjord-du-Saguenay.

Archives, Le Progrès-Dimanche

Une histoire de résilience

Le thème principal de La Grande dame ne sera pas la foi, mais plutôt la résilience, même si les réalisateurs Jonathan Gagné et Catherine Villeneuve mentionnent l'importance de croire en quelque chose.

Le caporal-chef Martin Lapierre l'illustre bien. «La façon que mon histoire est intégrée, c'est génial. Ce n'est pas une question d'ego. Je suis content si ça peut toucher une corde sensible et inspirer des gens à aller au bout de leur rêve. Ça montre que de belles choses peuvent sortir de trucs difficiles.»

Le militaire a accepté que sa pièce Cap Trinité soit utilisée dans le film, à condition qu'il puisse contribuer au reste de la trame sonore! «Je ne m'attendais vraiment pas à ça. C'est vrai qu'elle a des qualités pour le cinéma. J'ai lu le synopsis et j'ai eu le goût de composer plus», confie-t-il.

Par ce nouveau contact, Jonathan Gagné et Catherine Villeneuve ont commencé à organiser le concert auquel est associé le compositeur, une tâche qui cadre bien pour les compétences de Vanille Films. «C'est drôle, parce que la statue nous amène vraiment plein de projets», lance la productrice. Comme si la grande dame avait des effets particuliers...

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