Donner vie aux Minions

Le Jonquiérois d'origine Paul Newberry fait vivre les... (Photo Le Progrès-dimanche, Rocket Lavoie)

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Le Jonquiérois d'origine Paul Newberry fait vivre les Minions sur jeu électronique depuis deux ans.

Photo Le Progrès-dimanche, Rocket Lavoie

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Les Minions sont partout. Depuis quelques années, les petites créatures jaunes ont envahi les écrans et les étalages des magasins. Dans le monde du jeu électronique, c'est à un Jonquiérois d'origine qu'a été confié le mandat de faire vivre Kevin, Stuart, Bob et leur bande. Paul Newberry assume ce rôle depuis deux ans pour le compte d'Electronic Art (EA), un des principaux développeurs et producteurs de jeux vidéo au monde.

Sur mobile, Minions Paradise permet aux joueurs de... (Photo tirée du www.minionsparadise.com) - image 1.0

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Sur mobile, Minions Paradise permet aux joueurs de transformer une île déserte en paradis tropical pour Minions.

Photo tirée du www.minionsparadise.com

Petit-pied le dinosaure est le premier film auquel... (Photo courtoisie) - image 1.1

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Petit-pied le dinosaure est le premier film auquel a participé Paul Newberry.

Photo courtoisie

Après avoir collaboré à plusieurs films d'animation dont Petit-pied le dinosaure, Anastasia et Gang de requins, Paul Newberry continue de laisser sa marque dans le monde de l'animation. Celui qui a oeuvré pendant des années avec des géants du milieu du cinéma se concentre depuis deux ans sur l'univers du jeu électronique en donnant vie aux Minions dans Minions Paradise, un jeu vidéo destiné aux appareils mobiles.

Paul Newberry était de passasse à Saguenay récemment. Celui qui habite Valencia, une petite ville de Los Angeles, est venu rendre visite à des amis. Il a profité de l'occasion pour rencontrer la journaliste du Progrès-Dimanche, avec qui il a traité de son cheminement, un parcours qui a de quoi surprendre et faire rêver.

Jeune adolescent, celui qui étudiait au Séminaire de Chicoutimi souhaitait faire de l'animation. Le rêve pouvait sembler inaccessible pour le petit gars d'Arvida, mais jamais il ne s'est imposé de barrière. C'est ainsi qu'il a franchi, une après l'autre, les étapes pour atteindre son but.

«Je voulais faire de l'animation, mais j'ai fait mes sciences pures. Plus tard, j'avais entendu parler d'une école d'animation à Toronto. Je suis parti là-bas pour m'inscrire et j'ai été sélectionné», raconte-t-il.

Son diplôme en animation du Sheridan College en main, il a décroché un premier emploi à Toronto rapidement. Puis, il a été recruté par une idole, Don Bluth, une sommité en matière d'animation qui a oeuvré chez Disney. C'est ainsi qu'il a emménagé à Dublin, en Irlande, où il a participé notamment à la création de Petit-pied le dinosaure. C'est aussi là qu'il a rencontré son épouse, également dessinatrice. Il a ensuite été embauché par Twentieth Century Fox, ce qui lui a permis d'oeuvré sur Anastasia. Puis, au sein de l'équipe de Dreamworks, il a participé à la réalisation de Gang de requins et Sinbad : La Légende des sept mers. Avec Sony Imageworks, il a travaillé notamment sur Monster House et Les Schtroumpfs.

Au fil des ans, il a donné vie aux personnages qui ont marqué des millions de petits et grands.

«Mon travail consiste à mettre l'action, donner la vie à l'image», décrit-il.

Depuis deux ans, il travaille sur le jeu vidéo des Minions pour le compte d'Electronic Art (EA) en partenariat avec Illumination Entertainment, créateurs du film Les Minions.

Paul Newberry occupe un poste de directeur d'animation. «Au départ, au-delà de 100 personnes travaillaient sur le projet. Maintenant que le jeu vidéo est sur les rails, l'équipe qui a déjà compté plus de 100 personnes est réduite.»

Paul Newberry aime oeuvrer au sein de la petite équipe. «Ça permet de toucher à tout», explique celui qui a moins souvent l'occasion de mettre la main au crayon depuis qu'il occupe des postes de direction. «Avec une petite équipe, je peux créer, même si je rencontre les clients», affirme l'artiste.

Paul Newberry souligne qu'il est difficile d'oeuvrer dans milieu. «C'est très difficile de rester. Ça prend du talent, mais aussi de l'entregent. Les délais sont serrés, les clients sont exigeants. Ils approuvent seulement ce qui est parfait. Je suis conscient de la chance que j'ai de faire ça.»

Le père de deux enfants aimerait se réinstaller au Québec un jour. En attendant, il se laisse porter par les projets.

«Il y a beaucoup de travail d'animation dans l'Ouest canadien. J'aimerais revenir au Canada, mais ma famille est au Québec. Pour moi, l'important, c'est de continuer à faire du mieux que je peux, un projet après l'autre.»

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