Une saison mariant la voix et l'orgue

Responsable des concerts d'orgue à la cathédrale de... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Responsable des concerts d'orgue à la cathédrale de Chicoutimi, Céline Fortin annonce le retour de la série estivale à compter du 28 juin. Elle comprendra cinq événements, dont quatre où l'art vocal sera mis en relief.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Ainsi vont les hasards de la programmation. Pour une deuxième saison consécutive et sans l'avoir planifié, la responsable des concerts d'orgue à la cathédrale de Chicoutimi, Céline Fortin, a jumelé cet instrument au chant. Quatre des cinq événements tenus à compter du 28 juin, toujours à 20h, marieront ces deux modes d'expression.

Le premier rendez-vous épousera des contours familiers, puisqu'elle jouera en compagnie du Choeur de la cathédrale, dirigé par Céline Perreault. «C'est devenu une forme de tradition et les choristes sont généreux de chanter à ce moment-là, affirme la musicienne. Ça les oblige à repousser un peu leurs vacances.»

Parmi les pièces qu'elle livrera en solo, on remarque une oeuvre de Bach, un autre habitué des concerts d'orgue. En plus de sa Toccata adagio et fugue, l'organiste de la cathédrale interprétera une fugue de Mendelssohn, ainsi que la Suite romantique du Québécois Denis Bédard.

«Ce sera la première fois que je la ferai et c'est très beau. Il y a une partie qui est comme un menuet», décrit Céline Fortin. Quant au choeur, qui attire toujours une belle foule, il s'attaquera à une oeuvre exigeante, l'Ave Verum de William Byrd. Suivront des titres de Haydn et Gounod, de même que le Laudamus Te de Karl Jenkins.

Une soirée d'alléluias

Le deuxième programme de la saison, présenté le 5 juillet, associera l'organiste Claude Lemieux aux membres de La Schola Cantorum, une formation de Québec. Ils seront une vingtaine à faire honneur au thème de la soirée, les alléliuas.

«L'une des pièces qui seront proposées est l'Hallelujah de Leonard Cohen. Les arrangements ont été conçus par Régis Rousseau, qui a déjà dirigé le Conservatoire de musique de Chicoutimi. Il y aura également des oeuvres classiques», note Céline Fortin.

Une semaine plus tard, c'est le titulaire de l'orgue à la Maison symphonique de Montréal, Jean-Willy Kunz, qui se produira en compagnie du ténor Thomas Leslie. On pourrait croire que le Casavant de la cathédrale lui semblera modeste, mais comme il l'avait démontré lors de sa première visite à Chicoutimi, le changement est source de plaisir. «Chaque instrument a sa personnalité, ses couleurs sonores, en lien avec le lieu où on l'a installé, explique Céline Fortin. C'est agréable d'aller à sa découverte. Il faut juste prendre le temps de travailler dessus.» Jean-Willy Kunz abordera le répertoire de Franck et Buxtehude en solo, ainsi que du Handel, du Schubert et du Bizet avec le ténor.

Mozart à quatre mains

Grâce à l'écran géant placé dans le choeur de la cathédrale, le concert présenté le 19 juillet sera particulièrement intéressant à regarder. Cette fois, il n'y aura que de l'orgue, mais il sera joué à quatre mains à la faveur d'une soirée tout Mozart.

«C'est délicat de travailler de cette manière. Ça demande de la dextérité. Par contre, il est plus facile de faire ressortir les couleurs de l'instrument», souligne Céline Fortin. Ses invités, ce jour-là, seront Francine Savaria et Mathieu Latreille, de jeunes musiciens qui résident à Belleville, en Ontario.

Pour clore la saison, les mélomanes sont invités à entendre l'organiste Jocelyn Lafond en compagnie de la soprano Marianne Ruel. À titre exceptionnel, ils ne se pointeront pas un mardi, mais le 25 juillet, un lundi. C'est pour éviter un conflit d'horaire avec la Fête de Sainte-Anne, qui aura lieu le 26.

«Jocelyn Lafond a gagné le Concours de musique du Canada. En solo, il présentera des oeuvres de Bach et Widor, tandis que Marianne Ruel proposera des airs classiques, ainsi qu'un extrait de la comédie musicale The Sound Of Music», précise Céline Fortin.

Une popularité qui dure

Lancée en 1991, à la cathédrale de Chicoutimi, la série estivale des concerts d'orgue constitue un phénomène unique à l'échelle de la province. Sa popularité constante, à hauteur de 400 à 500 personnes par soir, dépasse de loin le niveau d'achalandage enregistré ailleurs.

«On a un bon noyau d'habitués, en plus d'un certain nombre de jeunes et de touristes, fait observer la responsable de la programmation, Céline Fortin. Tant mieux si des gens en amènent d'autres, parce que c'est spectaculaire de voir fonctionner un instrument comme le nôtre.» Elle invoque également le côté social de cette activité, l'une des rares présentées le mardi soir. À tous les printemps, des mélomanes lui demandent à quel moment les concerts vont recommencer. «Cette formule a marché dès la première édition et les gens sont contents quand elle revient à l'affiche», rapporte Céline Fortin.

Comportant trois claviers, une rareté dans la région, le Casavant de la cathédrale compte parmi les atouts de la série. Il y a les sons qu'on en tire, mais aussi son apparence, le joli meuble en bois, le pédalier, les innombrables boutons manipulés par les musiciens. Ils offrent beaucoup à voir sur l'écran déployé dans le choeur de l'église.

«L'orgue est en bon état et il sera accordé à la veille du premier concert de la saison», indique Céline Fortin. Cet exercice fait partie des frais engendrés par la série, parallèlement aux cachets des artistes.

Les commandites, ainsi que les dons effectués par le public, sur une base volontaire, permettent d'équilibrer les comptes.

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