Trois films d'ici sélectionnés

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Guillaume Langlois, Laurie Boivin et Charlie Lescault du Collectif Collection, ainsi que Philippe Belley sont les réalisateurs boursiers 2016 des bourses d'aide à la production de la bande Sonimage.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Trois films réalisés par des artistes de la région bénéficieront de l'aide financière de la bande Sonimage. Grâce aux bourses d'aide à la production, les trois projets cinématographiques pourront être tournés prochainement. En plus d'un montant de 1 500$ en argent, chaque cinéaste aura droit à plusieurs services, accès à de l'équipement et des installations, en plus de bénéficier de conseils. Chaque bourse a une valeur de 15 000$. Un coup de pouce qui fait une grande différence pour les réalisateurs.

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Laurie Boivin et Charlie Lescault, ainsi que Pierre-Olivier Tanguay (absent sur la photo), forment le Collectif Collection. La jeune formation qui vient tout juste de voir le jour pourra ainsi réaliser son premier projet.

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Faune

L'obtention d'une bourse d'aide à la production donne tout un soutien au Collectif Collection. Le collectif vient tout juste de voir le jour. Faune est son premier projet.

«C'est un très gros coup de pouce pour un collectif émergeant. On aurait été capable de faire un projet, mais il aurait fallu le retarder et trouver d'autres commanditaires, en plus de débourser beaucoup plus d'argent de nos poches», affirme Laurie Boivin.

Celle qui a étudié en cinéma à l'Université de Montréal et à l'université Concordia joint ses compétences à celles de ses amis, Charlie Lescault et Pierre-Olivier Tanguay, qui viennent tous deux de terminer leur baccalauréat en arts visuels à l'Université du Québec à Chicoutimi.

«Notre collectif est né dans le but d'allier les pratiques en arts visuels et la vidéo.»

Faune prendra la forme d'un corpus de vidéos d'art mettant en scène des installations qui prennent place dans la forêt boréale. «Dans un environnement un peu aride, nous allons retrouver toutes sortes d'objets gonflables ludiques qui mettront en contraste l'aspect sauvage et récréatif», décrit Laurie Boivin.

La forme que prendra le projet reste encore à définir. «Ça pourrait être des vidéos d'arts courts de 5 à 10 minutes qui pourraient être présentés en festivals. Ça pourrait aussi être des vidéos plus longues présentées en galerie», avance Laurie Boivin. «On a passé une semaine à «capoter». Là, il faut se mettre au travail pour préciser notre projet.»

Le Collectif Collection amorcera le tournage de Faune en septembre prochain.

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Guillaume Langlois réalisera un court essai documentaire dans lequel il racontera l'Histoire autrement.

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8 ans historytelling

Raconter l'Histoire d'une façon fort différente. Voilà ce que compte faire Guillaume Langlois avec 8 ans historytelling, un court essai documentaire.

«Qui questionne l'Histoire avec un grand H?», demande le réalisateur qui a toujours été intéressé par l'histoire autant que par le cinéma.

«On ne questionne jamais l'Histoire. Pourtant, elle est toujours biaisée par celui qui la raconte», estime celui qui a étudié en sciences politiques et en scénarisation à l'UQAM, avant d'entreprendre un bac interdisciplinaire en arts à l'Université du Québec à Chicoutimi.

Pour raconter l'Histoire différemment, il fera appel à des enfants de huit ans. «À cet âge, ils commencent à toucher à l'Histoire. Ils sont encore à peu près vierges. Je vais leur demander de raconter l'histoire du monde.» La première partie du documentaire sera tournée dans une école de Saguenay, la seconde, dans une école d'une communauté autochtone.

«Ils vont raconter l'Histoire avec un point de vue différent. J'ai hâte de voir comment ils vont me la raconter», affirme le réalisateur.

La bourse aide Guillaume Langlois en lui fournissant matériel et services. Il va toutefois devoir chercher d'autres montants, notamment pour payer les salaires des membres de l'équipe.

«La bourse est un bon levier et un bon argument pour aller chercher d'autres soutiens financiers en démontrant que des gens croient au projet», affirme-t-il.

8 ans historytelling sera tourné à l'automne.

Philippe Belley se prépare à tourner son projet... (Photo courtoisie, Caroline Gagnon) - image 4.0

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Philippe Belley se prépare à tourner son projet le plus personnel. L'usine et ma vilaine mémoire de 9 ans raconte son histoire, celle d'un garçon de 9 ans dont le père disparaît sans laisser de traces.

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L'usine et ma vilaine mémoire de 9 ans

Philippe Belley se prépare à réaliser son projet le plus personnel. L'usine et ma vilaine mémoire de 9 ans fait directement référence à son histoire. Celle d'un garçon de 9 ans dont le père disparaît sans laisser de traces. Il a hésité longuement avant de se lancer, mais le réalisateur est porté par l'appui obtenu par le milieu.

«Quand j'avais 9 ans, mon père est parti un jour, puis il n'est jamais revenu. On n'a jamais retrouvé son corps. On ne sait pas ce qui est arrivé», raconte celui qui proposera une websérie, mélange d'animation et de documentaire.

Philippe Belley reconnaît qu'il a longuement hésité avant de plonger dans le projet, quelque peu craintif de ce qu'il découvrira ou non.

«C'est une forme de deuil. C'est un sujet délicat», raconte-t-il. «Je me suis rendu compte que mes quatre derniers projets ont été tournés à un maximum de 500 mètres de l'endroit où mon père vivait. Ça fait cinq ans que je tourne autour du pot», estime celui qui convient que le projet pourrait marquer un tournant dans son processus créatif.

Philippe Belley compte se baser sur des rapports de police de l'époque, mais aussi des témoignages de travailleurs de la Consol où oeuvrait son père.

L'animation servira à illustrer les souvenirs du réalisateur pour lesquels il n'a pas d'images. «Je me vois en dessins animés, c'est assez spécial.»

Au final, cinq épisodes de cinq ou six minutes seront produits pour le web. Le réalisateur songe toutefois à en faire également un court-métrage,

La bourse de la bande Sonimage lui permettra de bonifier le projet. «La bourse de la bande Sonimage, c'est vraiment bien. Ça va nous permettre d'avoir accès à un studio de son, à de l'équipement que je n'aurais jamais eu les moyens de louer», affirme celui qui bénéficie également d'une bourse importante de 35 500$ du Fonds TV5. «Toutes les demandes que j'ai faites pour ce projet ont été acceptées. Comme je suis autodidacte, ça m'encourage d'être soutenu par le milieu. De plus, comme j'ai un engagement, ça me force à faire passer mon projet en premier», conclut celui qui travaille également sur les projets de collègues.

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