Les leçons de l'Histoire

Thomas Hellman profitera de son passage au Festival... (Archives La Presse, François Roy)

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Thomas Hellman profitera de son passage au Festival de la chanson de Tadoussac, les 10 et 11 juin, afin de présenter le spectacle intitulé Rêves américains.

Archives La Presse, François Roy

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Daniel Coté
Le Quotidien

Il n'y a rien de nouveau sous le soleil, est-il écrit dans L'Ecclésiaste. Pour en avoir une preuve supplémentaire, il suffit de converser avec Thomas Hellman à propos du spectacle Rêves américains. Évoquant des faits survenus aux États-Unis entre 1849 et 1929, il montre à quel point le passé et le présent ne cessent de s'interpeller.

Ce sont des chroniques diffusées à Radio-Canada qui se trouvent à l'origine de cette production. Proposée dans le cadre du Festival de la chanson de Tadoussac, les 10 et 11 juin, elle mobilise le conte, la chanson et le théâtre afin de brosser un portrait de ce qu'est devenue la société américaine, de la Ruée vers l'or jusqu'à la Grande Crise.

«J'explore l'américanité parce que cette histoire nous parle, aujourd'hui encore. J'ai déterré des chansons oubliées. Je reprends aussi celles de mon arrière-grand-mère, qui vivait au Texas. Elle s'en servait pour endormir les vaches», a décrit Thomas Hellman avec humour, il y a quelques jours, au cours d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

Les gens qui iront le voir à la chapelle protestante de Tadoussac, le 10 juin à 20h, puis le lendemain à 13h 30, constateront que la crise économique de 2009, ainsi que l'afflux de réfugiés auquel l'Europe est confrontée, trouvent leur équivalent dans un passé pas si lointain. Il n'y a pas juste les guerres qui se répètent.

«Il n'était pas question des migrants quand j'ai commencé à donner ce spectacle, mais d'une certaine manière, j'y fais référence à travers un texte de John Steinbeck traitant des réfugiés des Dust Bowls, cette catastrophe qui a frappé les États-Unis dans les années 1920. C'est un moment qui touche les gens», rapporte Thomas Hellman.

L'économie aussi tend à se dérégler, au même titre que le climat. Elle l'a fait de manière spectaculaire en 1929, tout en alimentant un débat dont la pertinence est toujours de saison. Aux adeptes de la simplicité volontaire répond ainsi un texte de Thoreau tiré de Walden, l'ouvrage qui évoque ses deux années passées dans une relative solitude.

«Je l'ai mis en musique, en plus de quelques extraits de son journal. Thoreau est le personnage central de la première partie du spectacle, tandis que dans la deuxième, il est question de Henry Ford, qui se situait à l'exact opposé. Hitler s'en est inspiré», rappelle Thomas Hellman.

Alors que ses capsules radiophoniques comportaient des éléments didactiques, il a pris soin de rendre le spectacle convivial. Deux musiciens l'aident à créer des atmosphères tirant sur le folk, avec quelques touches de blues et de gospel.

«Au début du 20e siècle, avant qu'elle devienne plus commerciale, la musique folk constituait le véhicule idéal pour parler de la vie des gens en termes simples, ce qui n'empêchait pas d'exprimer des choses d'une grande complexité. C'est aussi la musique la plus proche de mon coeur. Elle qui m'a aidé à vivre», confie Thomas Hellman.

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