Les Sept jours en mai de Michel Rivard

Michel Rivard n'avait jamais vécu une expérience comme... (Archives La Presse, Olivier Jean)

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Michel Rivard n'avait jamais vécu une expérience comme celle qui a mené à la naissance du collectif Sept jours en mai, il y a un an. Le fruit de cette collaboration sera livré le 10 juin, à l'occasion du Festival de la chanson de Tadoussac.

Archives La Presse, Olivier Jean

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Daniel Coté
Le Quotidien

Michel Rivard a beau approcher de l'âge officiel de la retraite, il n'avait jamais vécu une expérience comme celle des Sept jours en mai.

Passer une semaine à écrire des chansons avec des collègues, tout en trouvant le temps de les enregistrer, a constitué une première dont le souvenir, un an plus tard, reste doux à sa mémoire.

«Ça s'est passé dans un studio qui est aussi une belle maison. Les cerisiers étaient en fleurs. Nous étions bien, mais en même temps, nous n'avions pas une minute à perdre», a souligné l'artiste au cours d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

L'exercice était exigeant, en effet. Le groupe complété par Luc de Larochellière, Mara Tremblay, Éric Goulet, Gilles Bélanger et les Mountain Daisies a participé à des sessions pendant lesquelles deux personnes étaient réunies pendant trois heures. À partir de mots et de bouts de phrases pigés dans un chapeau, elles devaient pondre une chanson.

De cette démarche est né l'album Sept jours en mai, puis un spectacle où 14 compositions aux accents folk sont livrées par les membres du groupe, parallèlement à des extraits de leur catalogue. C'est cette production mise en scène par Ève Déziel qui sera offerte le 10 juin à 22h, dans le cadre du Festival de la chanson de Tadoussac.

«Ève a conçu un bel environnement pour mettre les pièces en valeur, note Michel Rivard. Nous passons de la guitare au piano, au violon ou à la mandoline au gré des arrangements. Chacun joue de ce qu'il sait jouer et il y a un coin intime où tout le monde chante autour d'un micro. C'est plaisant de baisser le son pour faire un numéro acoustique.»

Une trentaine de spectacles ayant été planifiés au printemps, de même qu'à l'automne, lui et ses camarades ont dû mettre leurs projets entre parenthèses afin, comme il dit, de «vivre ce moment le mieux possible». Cette partie des Sept jours en mai représente une récompense, alors que le début de l'expérience a généré sa part de stress.

«On était fébriles, raconte l'artiste. Moi-même, je n'avais jamais fonctionné de cette manière, même au temps de Beau Dommage. Pour une chanson comme Le blues de la Métropole, par exemple, Pierre Bertrand me confiait un texte que je mettais en musique de mon bord. On faisait juste les arrangements ensemble.»

La présente tournée suit celle de son dernier album solo, Roi de rien. Fier de ce spectacle qui, il est vrai, l'a montré au meilleur de sa forme, il ignore à quel moment de nouvelles pièces verront le jour. «Après les Sept jours en mai, je prendrai un «break» de la vie publique. Je ne sais pas ce que je veux faire», confie Michel Rivard.

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