Esthétisme et/ou revendications

Cette oeuvre fait un clin d'oeil à l'industrie... (Photo Le Progrès-dimanche, Rocket Lavoie)

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Cette oeuvre fait un clin d'oeil à l'industrie de la mode.

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Les 15 finissants en arts visuels du Cégep de Jonquière semblent bien décontractés pour avoir décidé de nommer leur exposition finale Désinvolte. Pourtant, plusieurs ont produit une création à l'image de leurs aspirations professionnelles, ce qui est loin d'être banal.

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Intitulée La cigale, cette séquence de tableaux mêle des extrait de journaux à la peinture, tout en rappelant la célèbre fable de Lafontaine.

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Avec Bling, l'étudiante fait réfléchir sur le matérialisme.... (Photo Le Progrès-dimanche, Rocket Lavoie) - image 1.1

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Avec Bling, l'étudiante fait réfléchir sur le matérialisme.

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La galerie d'art du cégep, située dans la bibliothèque, accueille jusqu'au 13 mai les oeuvres variées des étudiants qui présentent leur projet final, destiné à être le reflet de leur démarche artistique développée durant le programme.

«Ça regroupe tout ce qu'on a vu durant nos deux années d'études. Certains ont des revendications plus politiques ou environnementales, tandis que d'autres, comme moi, s'intéressent seulement à la recherche esthétique», explique le finissant Jean-Raynald Lavoie, qui a pris le rôle de porte-parole de sa cohorte. Celle-ci compte d'ailleurs un des plus grands nombres d'élèves à poursuivre leur cheminement à l'université dans un domaine artistique.

À l'entrée de la galerie, des oeuvres débordent sur les murs extérieurs du local, mais ce sont des «extras» réalisés au cours normal de la session. Le visiteur sera d'abord interpellé par une gigantesque chaussure à talon haut recouverte de pages de magazine, un clin d'oeil à l'industrie de la mode. Une autre sculpture attirera ensuite son regard, un énorme symbole de dollar rouge. Il est en fait composé d'une multitude d'objets disparates, du taille-crayons à la figurine en jouet. Avec Bling, Josyane Tremblay a en effet voulu faire réfléchir sur le matérialisme.

Une autre installation, gris métallique cette fois-ci, utilise plutôt «la brutalité de la matière» pour illustrer «la mode et ses paradoxes». C'est ainsi qu'on retrouve L'après Guerre, de Gabrielle Tremblay, soit un bustier en grillage brodé de perles et de vis, lui-même suspendu à une roue de vélo.

La photographie, la peinture et le dessin semblent être les médiums préférés des finissants. Jean-Raynald Lavoie et Catherine Harvey ont tous les deux produit un portfolio de leurs réalisations, en plus d'exposer leurs meilleurs clichés. Alors que l'un transpose l'ambiance de pièces musicales en portraits saisissants, l'autre se dirige plutôt vers une carrière de photographe culinaire et met l'eau à la bouche avec ses images de desserts et autres plaisirs gastronomiques.

Le visiteur aura plus de matière à réflexion devant la série de tableaux de Simon Belley, intitulée La cigale, où le visage d'un homme se mélange aux extraits de journaux évocateurs, pour ne nommer que ces créations.

Le vernissage de l'exposition a eu lieu mardi en présence de l'artiste peintre Laurie Marois.

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