Gisèle Gravel se sent d'attaque

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Respectivement responsable des communications et présidente du Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean-Michel Lafontaine et Gisèle Gravel confirment que 32 artistes participeront à l'édition 2016, laquelle se déroulera du 15 au 19 juin, à Chicoutimi.

Progrès-dimanche, Rocket Lavoie

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Daniel Coté
Le Quotidien

«Ce sera une année différente», laisse échapper Gisèle Gravel au cours de l'entrevue.

Rencontrée mercredi, la présidente du Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean fait allusion au drame qui l'a frappée juste avant l'ouverture de l'édition 2015: le décès de son époux Gildor Pearson. Sa décision de participer à l'événement, tout en essayant de faire son deuil, avait frappé les esprits.

Elle a vu que des gens s'étaient rendus au hangar de la Zone portuaire, à Chicoutimi, à seule fin de la serrer dans leurs bras et souligner son courage. «J'ai reçu plein de marques de sympathie et comme plusieurs de ces personnes n'étaient pas des habituées du symposium, j'espère que ça leur a donné le goût de revenir», indique la présidente.

À peine revenue de son pèlerinage hivernal en Floride, en effet, Gisèle Gravel a tourné son esprit vers la 11e édition. Tenue du 15 au 19 juin, elle réunira 32 artistes, dont cinq provenant de l'extérieur du pays. Aucun d'eux n'était présent l'an dernier, conformément au désir du conseil d'administration de renouveler les effectifs.

«À chaque fois que je vois la liste des artistes sélectionnés, je me demande comment les membres du jury font pour amener autant de variété, autant de qualité, rapporte Gisèle Gravel. Même en 2015, alors que je n'étais pas toute là, ça m'avait frappée.»

Un retour apprécié

L'un des retours qui fait chaud au coeur de la présidente est celui du Marocain Mohamed Zaïdi. L'impression qu'il avait laissée en 2014 ne tenait pas uniquement à la qualité de ses tableaux. «C'est un gars dynamique, super organisé. Il produit des genres de mosaïques», décrit Gisèle Gravel.

Toujours à l'international, un phénomène l'intrigue, soit le grand nombre de dossiers soumis par des sculpteurs. «Si on le voulait, on pourrait en avoir 25. C'est la folie, mentionne-t-elle. Le problème vient de la taille des oeuvres. Dans certains cas, elles se rendent jusqu'au plafond.»

Deux Québécois ont trouvé le moyen de se distinguer sans avoir besoin d'une grue pour déplacer leurs sculptures. La présidente vante les pièces qu'Alain Dionne sculpte dans la pierre, ainsi que le travail de Jean-Pierre Busque, qui affectionne l'argile et le bronze. «Il est génial», résume Gisèle Gravel.

Un autre sculpteur est Jérémie Giles, qui s'adonne aussi à la peinture. Président d'honneur cette année, il sera honoré pour l'ensemble de son oeuvre, ce qui comprend une carrière d'artiste amorcée il y a près de 70 ans, ainsi que la création de l'Ordre du Bleuet. «Cet homme est un géant, en même temps qu'un génie», estime la présidente.

Invitation lancée aux étudiants de l'UQAC

Pour la première fois cette année, des étudiants en art de l'UQAC devraient participer au Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Des échanges fructueux ont eu lieu dans les derniers mois, à cet effet, ce qui réjouit la présidente de l'événement, Gisèle Gravel.

«Nous avons des discussions et ce serait bien si ce projet pouvait se concrétiser cette année, fait-elle observer. Il faut constamment se renouveler et dans cet esprit, nous réserverons un espace afin que les étudiants puissent présenter leurs oeuvres.»

Ce souci de préparer l'avenir en introduisant du sang neuf constitue l'une des obsessions du comité organisateur. Il embrasse toutes les dimensions du symposium, l'une d'elles se rapportant à la communauté d'affaires. Là aussi, des initiatives seront prises afin de maximiser sa contribution.

«Je souhaite l'intégrer davantage au symposium. Même si on traverse une période difficile au plan économique, il y a des choses à faire de ce côté, croit Gisèle Gravel. Plusieurs ignorent, par exemple, qu'il est possible d'acquérir des tableaux en bénéficiant d'une déduction d'impôt. C'est à nous de propager cette information.»

Une autre amélioration que veut apporter le comité organisateur concerne l'achalandage. Comme l'accès au site est gratuit, on sait seulement que chaque édition attire de 10 000 à 15 000 personnes.

«Il faut trouver un moyen efficace pour comptabiliser le nombre de visiteurs», estime le responsable des communications, Jean-Michel Lafontaine.

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