L'appel de Jimmy Larouche

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Le cinéaste Jimmy Larouche interpelle les artisans du milieu du cinéma québécois et les institutions qui le finance afin de trouver de nouvelles façons de se rapprocher du public.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

«Rapprochons-nous de notre public!» Jimmy Larouche lance un appel aux gens du milieu du cinéma québécois. Le cinéaste souhaite que l'industrie passe à l'action et s'implique davantage afin de transmettre l'amour du 7e art d'ici au public.

Jimmy Larouche en a assez des chicanes entre cinéastes, producteurs et salles de cinéma qui se renvoient la balle afin d'expliquer la piètre performance des films d'ici, lorsqu'ils se rendent jusqu'aux salles.

Le réalisateur d'Antoine et Marie et de La Cicatrice demande aux gens du milieu de s'impliquer directement dans la promotion du cinéma québécois.

«J'ai eu envie de présenter une façon d'améliorer les choses», affirme l'Almatois d'origine.

Il est convaincu qu'ensemble, les gens du milieu peuvent faire la différence.

«Mes proches n'écoutent pratiquement jamais de films québécois, à part les miens. La majorité le fait par amour. J'ai l'impression qu'il est possible de recréer ce lien d'amour à plus grande échelle, entre le public et le cinéma québécois», estime-t-il. «Il faut rejoindre les gens d'une nouvelle manière. Ça demande un peu plus de travail de notre part.»

Depuis 10 ans, Jimmy Larouche se rend régulièrement dans les écoles pour parler de sa passion. «Chaque fois, il y a tellement de belles réactions. Peut-être que je n'ai pas donné le goût du cinéma québécois à tous ces gens. Mais maintenant, ils me connaissent et peut-être qu'ils auront le goût de découvrir ce que je fais.»

Jimmy Larouche va plus loin en affirmant que les institutions devraient exiger que les équipes qui bénéficient de montants pour réaliser leur film s'engagent à rencontrer le public dans les écoles, les résidences pour aînés, ou de toutes autres façons. «On t'aide à faire de l'art, aide l'art à survivre», soutient-il. «Je souhaite que lorsque le gouvernement donne un montant pour faire un film, ça vienne avec un contrat qui confirme que les membres de l'équipe vont s'engager à faire des représentations auprès du public.»

Jimmy Larouche est tout de même bien conscient que la situation du cinéma québécois ne pourra changer rapidement.

«Ce n'est pas LA solution. C'est une des solutions sur laquelle on peut avoir concrètement un impact. Ce que j'envisage pourrait peut-être se faire sur une génération. Quand au lieu de cinq écoles, elles seront 20, puis 100, à présenter les films québécois dans leurs cours, c'est impossible que ça ne nous aide pas», souligne celui qui estime que la stratégie pourrait aussi être viable pour le milieu de la musique, de la littérature et du théâtre québécois. «Il faut se battre pour nos choses.»

Le cinéaste termine avec une image issue d'un film qui a marqué notre histoire.

«Un jour j'ai vu justement dans un film d'animation québécois, un vieil homme qui avait fait repousser une forêt entière en plantant un arbre à la foi. Membres de l'industrie cinématographique québécoise, peut-être que l'on pourrait s'inspirer de ce vieil homme pour remplir à nouveau les salles de cinéma.»

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